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La littérature 'essentielle à toute démocratie'

Verdict rendu par le juge Stephen G Breyer, fan de Proust

Le vendredi 25 octobre 2013 à 12:24:39 - 0 commentaire

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Au centenaire de la publication de Du côté de chez Swann, certains lecteurs n'auront définitivement pas perdu leur temps. Le juge assesseur de la Cour suprême américaine, et écrivain à ses heures Stephen G Breyer, maîtrise non seulement la langue de Proust, mais tandis qu'il était stagiaire dans un cabinet à Paris il a lu ses oeuvres en français pour parfaire son vocabulaire. Avec des milliers de pages et plus d'un million de mots au compteur, l'exercice aurait été payant. S'il conserve toujours la passion pour l'oeuvre proustienne, il est également convaincu que la littérature est « essentielle à toute démocratie ». 

 

 

 Ne pas faire l'impasse

Creative Commons via Flikr (CC by 2.0) par Nico Paix

 

 

Au fil de sa période parisienne, le futur juge assesseur a lu l'ensemble des 7 volumes avec à ses côtés un carnet dans lequel il annotait tous les mots qu'il apprenait au fur et à mesure. Et ce, jusqu'à ce qu'à force d'apprentissage les mots nouveaux se firent de plus en plus rares. Une habitude qu'il a finalement conservée aujourd'hui tandis qu'il lit d'autres oeuvres françaises en version originale.

 

Selon le juriste, l'oeuvre de Proust est universelle, car elle contiendrait tous les types de caractères et dans toutes leurs nuances, émotions et situations qui composent le lot de l'humanité. Ainsi, n'importe qui pourrait être touché par sa littérature et y trouver une part de lui-même. En conséquence de quoi Breyer confie : « Pour moi, Proust est le Shakespeare du monde intérieur. »

 

Mais au-delà de la seule passion littéraire et de l'apprentissage de la langue, le juriste ajoute que la lecture de fiction, de livre historique ou de philosophie offre une véritable fenêtre ouverte sur le monde. Elle permettrait donc de mieux appréhender les différentes cultures qui le composent. Dans le cadre de son travail de juge, Breyer estime que la littérature est essentielle, car elle nourrit une meilleure analyse des faits et des motivations qui poussent les gens à agir de telle ou telle manière. 

 

Regrettant le fait que les hommes de lettres soient moins auréolés de prestige dans la sphère politique américaine que dans celle française, Breyer soutient que « La littérature est essentielle à toute démocratie. »

Sources : New York Review of Books , Open Culture

Pour approfondir

photo Helmlinger Julien

   

Journaliste ActuaLitté. Padawan de l'information, en passe de devenir Jedi.

 

Mots clés :
Stephen Breyer - Marcel Proust - Littérature - Démocratie



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