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Réduction du budget alloué à la traduction des oeuvres littéraires japonaises
Décision gouvernementale induite en erreur
Par Julien Helmlinger,Le jeudi 25 octobre 2012 à 11:37:35 - 0 commentaire
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Dans les colonnes de l'édition anglophone du quotidien japonais Yomiuri Shimbun, un professeur de l'université de Waseda a publié un billet d'humeur au sujet de la façon dont ont été réduits les fonds du Japanese Literature Publishing Project, organisme de traduction. Selon Norihiro Kato, le gouvernement du Japon a pris sa décision en faisant deux erreurs majeures. Les responsables n'auraient pas su comment compter, tandis que les agents de contrôle du budget qu'ils ont envoyés auraient manqué d'informations sur le projet.

Norihiro Kato
C'est au cours du mois de juin que le ministère de l'éducation, de la Culture, des Sports, des Sciences et de la Technologie (MEXT), a pris la décision de réduire le budget du programme. Celui-ci sert au financement de la traduction des oeuvres modernes japonaises en langues étrangères, et principalement en anglais, en français, en allemand ou en russe.
Même si elle constitue en soit une mauvaise nouvelle pour la littérature locale, la décision aurait été compréhensible si elle se basait sur de mauvais résultats du JLPP, ou sur un manque de moyens financiers du gouvernement. Or, pendant ses dix ans d'activité, le programme a sélectionné et supporté de nombreux ouvrages.
Mais deux erreurs majeures sont intervenues dans la décision de restriction budgétaire : un comptage erroné et des agents de contrôle ignorants à propos du sujet. Ces derniers, désignés pour compiler les rapports, sont issus de secteurs variés comme l'éducation, la banque, ou encore le management. Pourtant, les experts en matière d'édition et de traduction littéraire ne manquent pas dans l'archipel...
Ce mauvais casting a conduit à une surestimation du nombre de livres à traduire en anglais, et une conclusion de contrôle manquant de bon sens. Norihiro Kato s'est alors attaché à décrire ces erreurs :
L'évaluateur a continué d'insister sur le fait que la promotion gouvernementale de la traduction elle-même est inutile, citant des données concernant 470 traductions de livres de la littérature japonaise moderne publiées à l'étranger en moyenne chaque année. Ce chiffre est bien loin du nombre réel, qui représente une moyenne annuelle de 30 livres. Et les raisons de ces erreurs sont vraiment pathétiques. L'évaluateur concerné, Shinichi Ichikawa, lors de la recherche des stocks des auteurs populaires, a confondu le système de recherche unique pour la bibliothèque universitaire américaine avec un système de recherche mondial.
Il a aussi par erreur pris le nombre de succès de la Littérature japonaise dans la Recherche de Traduction exploitée par la Fondation du Japon pour être le nombre moyen de livres traduits annuellement. En faisant ceci, une collection de 35 nouvelles serait comptée comme 35 livres et trois anthologies seraient comptées comme 66 livres.
On ne badine pas avec la traduction...
Sources : Melville House , Jun Bungaku , The Daily Yomiuri
Pour approfondir
Mots clés :
Japon -
Littérature -
Traduction -
Budget
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