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Vladimir Poutine veut établir un « corpus russe » de 100 livres

Orwell, reviens ! ils sont devenus fous !

Par Adrien Aszerman,Le jeudi 26 janvier 2012 à 09:20:32 - 2 commentaires

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Le Premier ministre russe, candidat par alternance à la présidentielle, a déclaré au journal Nezavisimaya Gazeta vouloir établir un corpus de 100 livres que « chaque étudiant russe devra avoir lu ».  

 

 

Si Vladimir Poutine reste encore vague sur les titres précis de ces ouvrages, il a d'ores et déjà prévu d'obliger les étudiants d'écrire une dissertation sur un livre choisi sur la liste lors de leurs examens finaux. « Au moins, donnons une chance aux jeunes russes de prouver leur savoir au monde et de se distinguer au sein de divers concours universitaires » écrit-il, avant d'ajouter : « La politique étatique sur la culture doit fournir des directives appropriées ».

 

L'écrivain et éditorialiste Alexandre Nazaryan, dans une chronique pour le New York Daily News, a qualifié cette idée « d'effrayante comme l'enfer ». L'article de Poutine est publié juste en dessous du titre « Russie : la question ethnique », observe-t-il. Un constat confirmé par cette phrase du Premier ministre : « l'identité civilisationnelle de la Russie, écrit Poutine, est fondée sur la préservation de la prédominance de la culture russe ».

 

Le seul choix d'un corpus de 100 livres présuppose par ailleurs l'exclusion de tous les autres et, dans le contexte actuel de la vie politique russe, ne peut manquer de rappeler l'ère soviétique.

Quoi qu'il en soit, une chose est sure : aucun écrivain de « l'Ouest » ne sera sur la liste.

Vladimir Poutine veut établir un « corpus russe » de 100 livres

Sources : Melville House Books , Government of the Russian Federation , New York Daily News

Pour approfondir

Mots clés :
Corpus - Russie - Vladimir Poutine - Livres



Réactions

Publié par gillesvh

 

Quand une société se replie à ce point là sur son identité, son académisme, ses valeurs c'est bien entendu un signe infaillible de son déclin.
Tiens ça me rappelle un autre pays que nous connaissons bien…

Écrit le 27/01/2012 à 08:02

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Publié par Courrielvert

 

Contrairement à ce que pense Alexandre Nazaryan, dans sa chronique pour le New York Daily News, je pense que c'est une très bonne idée de faire en sorte que les jeunes Russes connaissent leur propre littéraire. D'ailleurs, c'est aussi ce qu'on devrait faire au Québec. Les jeunes ne savent même pas qu'il y a des écrivains au Québec!

Écrit le 20/02/2012 à 22:56

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