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Guillaume Robert, directeur littéraire qui lègue ce qu'on lui a transmis.

Le mardi 11 juin 2013 à 11:16:17 - 0 commentaire

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Chaque semaine, ActuaLitté, en partenariat avec l'association Effervescence, réunissant les étudiants et anciens élèves du Master Édition et Audiovisuel de Paris IV-Sorbonne, vous donnent rendez-vous : retrouvez dans les colonnes de notre magazine une chronique, réalisée par les étudiants de la formation, racontant la vie du Master et de l'association. Cette semaine, Guillaume Robert, un professionnel-professeur au parcours exemplaire, nous a accordé une interview.

 

Ancien élève du master Édition de Paris IV, actuellement directeur littéraire chez Flammarion, Guillaume Robert est aussi intervenant professionnel dans le master où il a été étudiant. Dans son cour, à l'appellation obscure de « Département éditorial », Guillaume Robert y explique les processus de choix éditoriaux, invente un comité de lecture éclectique, simule des CEP, invite des professionnels de tous horizons, décortique les raisons d'un échec ou d'un succès de librairie, conseille les étudiants sur leur orientation… À la fois pédagogue et professionnel, proche des étudiants et très disponible, il a animé notre première table ronde de l'année et a accepté de nous accorder une interview. 

 

 

Effervescence - Quand avez-vous intégré le master Édition de Paris IV ? La formation est-elle la même qu'aujourd'hui ? 

Guillaume Robert - C'est juste après mon DEA de Littérature comparée à la Sorbonne et un long stage au Seuil que j'ai été reçu au master Édition de Paris IV qui, au siècle dernier, s'appelait DESS… C'était en 1998. L'enseignement était à peu près le même, peut-être moins pointu sur la fabrication ou la correction… Mais, à l'époque, nous avons eu la chance de rencontrer Jérôme Lindon des Éditions de Minuit qui nous a fait rêver en nous racontant son travail avec Becket et Duras.

 

Entre la fin du master et votre poste actuel de directeur littéraire chez Flammarion, que s'est-il passé ?

Après le master, j'ai eu la chance de faire mon stage de fin d'études aux Éditions de l'Olivier, dont j'adorais la programmation française. Ensuite, j'ai été embauché chez Flammarion. D'abord comme secrétaire d'édition, puis comme assistant d'édition, puis comme responsable éditorial. Enfin, comme directeur littéraire. Un des temps forts de ce parcours, fidèle à la même maison depuis 1999, c'est le prix Interallié de Florian Zeller, dont j'ai publié les quatre premiers romans, le jour de mes 30 ans.

 

 

Guillaume Robert

Crédit Sylvie Goussopoulos

 

 

Aujourd'hui, vous faites partie de l'équipe enseignante de l'option Édition. Comment cela a-t-il eu lieu ?

J'ai remplacé Thierry Billard, directeur éditorial chez Flammarion, qui lui-même intervenait lorsque j'étais étudiant. C'est d'ailleurs là qu'il m'a repéré. Quelques années plus tard, il était donc naturel que je reprenne le flambeau.

 

Que tirez-vous de cette expérience de professionnel-enseignant ?

Sincèrement, j'adore. C'est l'occasion de mettre un peu de distance avec mon métier, d'y réfléchir. Et d'essayer de redonner tout ce que j'ai eu la chance de recevoir…

 

Quel regard portez-vous actuellement sur cette formation ?

Chaque année, je trouve les étudiants de plus en plus pros… Mais je me dis toujours qu'il n'y a pas assez de garçons. (Rires.)

 

Que conseillez-vous aux étudiants qui sortent actuellement de formations dédiées à l'édition, comme celle de Paris IV, et qui rejoignent le marché du travail ?

Faites-vous plaisir avec le stage dont vous rêvez. Si vous donnez le meilleur de vous-même, il y aura peut-être un poste à la clé… 

 

On vous attribue généralement la création de l'association Effervescence. Est-ce vraiment vous qui l'avez créé ? Quelle forme avait l'association à l'époque ?

C'est une légende urbaine. (Rires.) Je ne suis pas le créateur d'Effervescence. L'association existait déjà depuis trois ou quatre ans… Mais j'en ai été le président quelques années, c'est sûrement pour ça que l'on pense que j'en suis à l'origine. À l'époque, nous faisions surtout un apéro une fois de temps en temps, pour réunir les anciens.

 

 

Demain c'est le Jour-J pour la soixantaine de candidats qui passe l'oral d'entrée au Master 2, et parmi lesquels un futur Guillaume Robert se cache sûrement. Ils auront cinq minutes pour convaincre de leur motivation, leur sérieux, et leur projet professionnel. Bonne chance à tous !

photo Association Effervescence

   

Effervescence est l'association des élèves et anciens élèves du Master Édition-Audiovisuel de l'université Paris-Sorbonne.

 

Mots clés :
entretien - Guillaume Robert - Association Effervescence - directeur de collection



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