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Coût du piratage : 0,14 % du chiffre d'affaires d'un éditeur
Le retour de l'élève Ducobu.
Par Jean-Romain Blanc,Le vendredi 13 janvier 2012 à 14:05:31 - 1 commentaire
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Simon Van Meygaarden, un correspond hollandais du magazine online e-reads, est la première personne au monde à avoir chiffré le coût du piratage. En fait, elle est la première personne, peut-être, puisque précédemment, c'est une société nommée Attributor qui avait posé les premières estimations de cette pratique.
Et le résultat, selon Simon, est que les maisons d'édition n'y perdent que très, très peu d'argent.
Ce Hollandais a intégré à son calcul tout un ensemble de données liées au piratage, comme les virus, les fichiers codés, le nombre de lectures, l'illégalité ou tout simplement leur nullité. Mais la conclusion peut prêter à sourire quand on voit les données complétement aléatoires prises par Simon Van Meygaarden.
Au hasard, il considère que 50% des fichiers téléchargés sont corrompus et donc inutilisables, que 25% de ces fichiers sont « nuls » ou que seul un livre numérique sur mille est lu.

C'est quand même plus simple avec un dessin
Bref si le calcul en soi n'est pas bête et prend en considération de nombreuses données spécifiques aux activités du téléchargement illégal de fichiers, l'ensemble est rendu très bancal par le choix complétement arbitraire des valeurs dans le calcul.
Le résultat du calcul montre que pour 100 € investit, une maison d'édition ne perd que 0,14€ à cause du piratage.
Pour autant, il dit « comprendre et soutenir la lutte contre le piratage ». Mais alors, pourquoi ce calcul ?
Il est disponible en totalité sur : ereads
Lutte, luth et pipeau
Du reste, il faut se souvenir que la firme américaine Attributor, qui veut des solutions de lutte contre le piratage pour les éditeurs, avait en effet chiffré, en mai 2011, que le piratage de livres numériques représentait une perte de 3 milliards $ pour les ayants droit.
En oubliant, de prendre en compte que tout fichier téléchargé ne représente pas forcément une vente de perdue, mais cela, la firme oublie assez facilement de le souligner. En fait, le piratage d'un ebook, financièrement, c'est le piratage d'une oeuvre de l'esprit, et donc une contrefaçon. Mais en rien, cela ne peut représenter uniquement une vente perdue...
On se souviendra également que parmi les mesures envisagées par certains, pour arriver à endiguer ce mal, il était question de déplacer les investissements. Puisque le monde s'oriente vers une plus grande place encore du livre numérique, le papier représentera un besoin de financement moindre.
« L'argent dépensé pour l'impression et le papier sera consacré à des spécialistes de la lutte contre le piratage, et c'est une équipe nombreuse. Les sites pirates prolifèrent et nous examinons l'intégralité du web et investissons également dans des logiciels. Les coûts grandissent progressivement et pourraient échapper à tout contrôle. Il y a aussi les frais de justice, quand les sites refusent de retirer les contenus [contrefait] », proposait ainsi en avril dernier David Shelley, éditeur chez Little, Brown. (voir notre actualitté)
Sources : e-reads
Pour approfondir
Publié par TheSFreader
J'adore la dernière citation : puisqu'en numérique on ne peut plus valoriser notre savoir faire "papier" (et notre marge), faisons peur aux auteurs et fabriquons un épouvantail en carton qui "repoussera les pirates"...
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