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Deux lecteurs attaquent Armstrong pour sa stupéfiante autobiographie
Publiée dans la collection blanche, non ?
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Lance Armstrong entame décidément la montée d'une côte bien raide, et franchement peu agréable : confondu dans des dopages à répétition qui lui ont valu le retrait de la quasi-totalité de ses titres sportifs, le cycliste affronte désormais l'opprobre public. Y compris depuis les étagères des bibliothèques : 2 lecteurs viennent de l'attaquer en justice, pour avoir publié sous forme d'autobiographie ce qui n'est en fait que de la fiction.
Lance Armstrong pendant l'effort (?), au Tour de France 2004 (eugene, CC BY-NC-SA 2.0)
Deux lecteurs californiens, apprenant les nouvelles sur le dopage de l'Américain, à la source de ses sept Tours de France gagnés, n'ont pas hésité à assigner en justice Random House et Penguin, les éditeurs de It's Not About the Bike: My Journey Back to Life (2000) et sa suite Every Second Counts (2003). Comme souvent pour ce genre d'ouvrages, ils auraient été présentés comme « vrai et juste » par les maisons et l'auteur, ce dont on peut légitimement douter aujourd'hui.
Une publicité mensongère pas du goût des deux plaignants : « Les deux livres sont désormais reconnus comme mensongers. Armstrong a admis que s'il n'avait pas consommé des substances illicites dès le milieu des années 90, il n'aurait pas pu gagner et continué à gagner des courses cyclistes, y compris les 7 Tours de France consécutifs » expliquent-ils.
Les maisons d'édition concernées n'ont pour l'instant pas fait de commentaires sur cette plainte, mais l'affaire pourrait bien prendre des proportions gênantes : les plaignants se sont dit prêts à représenter tous les lecteurs frustrés. Une class action (action collective en justice) pourrait-elle voir le jour, et contraindre éditeurs et auteur à rembourser les lecteurs...? Une chose est sûre, la roue tourne...
Ce n'est sûrement pas le dernier procès que devra affronter Armstrong, mais les libraires et bibliothécaires avaient anticipé ce motif de plainte : dès la semaine dernière, une librairie écossaise et une bibliothèque australienne annonçaient le déplacement des livres d'Armstrong vers la section « Fiction »... Mais les Australiens avaient rapidement expliqué qu'il s'agissait d'un canular. On ne peut pas déclasser les livres comme ça.


Sources : The Bookseller , Bloomberg
Pour approfondir
Antoine Oury Suivre @{USERTWITTER}
Rédacteur en chef adjoint. Créateur du Juke-Books littéraire. Sensible aux questions sociales. A l'écoute sur http://www.coupdoreille.fr
Mots clés :
Lance Armstrong -
procès -
autobiographie fiction -
Penguin
Publié par Dofain
"Bon, mettons qu'ils arrêtent, hein. Le tour de France, pour arriver le 14 juillet, il faudra qu'ils partent à Noël!" -Coluche
Publié par Perlin
Faudrait quand même un peu arrêter les conneries, et que les journalistes arrêtent de les relayer parce que ça pue, ça buzze.
Armstrong a tout à fait le droit de faire une bio fictionnelle; ça s'appelle de l'auto-fiction.
Publié par Shade
"On ne peut pas déclasser les livres comme ça." Depuis quand ? Les bibliothécaires peuvent bien ranger les livres ou bon leur semble du moment que les lecteurs sont avertis...
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