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Garcia Márquez enfin libéré, après 17 années de procédure judiciaire
Et maître définitivement de son oeuvre
Par Nicolas Gary,Le mercredi 30 novembre 2011 à 17:03:43 - 0 commentaire
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Dans Chronique d'une mort annoncée, Gabriel Garcia Márquez aurait réutilisé l'histoire d'un homme. Cette histoire d'assassinat, remontant à 1951, en Amérique latine, ne figure aujourd'hui plus que sur les manuels d'histoire littéraire. Mais pour lme prix Nobel de littérature, c'est un conflit juridique de 17 années qui vient de prendre fin.
Marquez avait en effet mélangé les éléments réels avec les imaginaires, pour publier en 1981 l'ouvrage qui deviendra un classique de la littérature. Mais dans cet assemblage, Márquez avait donc puisé dans la vie d'un homme, et détourné sa biographie, incitant Miguel Reyes Palencia à lui intenter un procès.
Cette semaine, les accusations portées contre l'écrivain ont finalement et définitivement été rejetées par la Cour suprême de la ville colombienne de Barranquilla, statuant par là même que Palencia n'obtiendrait aucune indemnisation. Depuis 1994, l'homme tentait de faire valoir combien l'utilisation de son histoire s'était faite abusivement, et réclamait 50 % des droits d'auteur perçus depuis la publication du livre.

Une bataille juridique qu'a donc fini par remporter Márquez, au point même que le tribunal refuse la mention de coauteur au plaignant, qui la réclamait de toutes forces. Le tribunal estime en effet que la langue utilisée et le discours de Márquez lui sont uniques et propres, et que l'oeuvre se caractérise par son originalité. Impensable donc d'y adosser un coauteur.
Dans sa décision, le tribunal fait valoir que « des centaines d'oeuvres littéraires, artistiques ou cinématographiques, ont eu comme trame principale des faits de la vie réelle, et ont été adaptées par le prisme du créateur », sans que cela ne soit un motif pour leur réclamer de l'argent de ce fait.
Selon l'avocat de Márquez, cette décision est importante, car elle continue de garantir à la littérature et la création leur indépendance. Elles sont des oeuvres de l'esprit présentant une facette de la réalité, et non la réalité elle-même. « C'est comme si une femme posant pour un peintre lui demandait la moitié de ses droits d'auteur. Elle possède son propre corps, mais le travail appartient au peintre. »
Miguel Reyes qui affirmait donc que le livre de l'écrivain était basé sur sa vie n'en tirera rien. Et l'avocat de poursuivre que l'écriture de son client a bien présenté des faits réels, mais en les adaptant. Cette étape est d'autant plus importante, « car il est clair qu'elle assure une nouvelle protection à la création intellectuelle ».
Sources : El Tiempo , Guardian
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Mots clés :
Gabriel Garcia Marqure -
Chronique d'une mort annoncée -
Colombie -
procès
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