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PPDA : contrefaçon, violation de vie privée, un roman vengeur

Oeil pour oeil, PPDAent pour PPDAent

Par Nicolas Gary,Le jeudi 09 juin 2011 à 21:08:47 - 7 commentaires

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L'ex-présentateur du JT et homme de lettres, autant que de cocktails, Patrick Poivre d'Arvor, était aujourd'hui devant le TGI de Paris dans l'affaire qui l'oppose à Agathe Borne, une ancienne amante, et sujet d'un roman, bien malgré elle.

Dans un ouvrage paru en 2009, Fragments d'une femme perdue, PPDA avait en effet repris la relation qu'ils avaient tous deux entretenue, notamment en s'appuyant sur les lettres que les deux avaient pu échanger. « C'est une atteinte au secret des correspondances », puisqu'« en les écrivant, Mme Borne n'aurait jamais pensé qu'elles auraient pu être divulguées », estimait en janvier dernier l'avocate de la plaignante...

'Vengeance d'une rare perversité'

Et Me Nathalie Dubois de récidiver dans la même veine durant l'audience, considérant que l'ouvrage est « l'instrument d'une vengeance d'une rare perversité ». Riposte immédiate de l'un des deux avocats de PPDA, cité par l'AFP : « Il n'a pas écrit un livre pour se venger ou se punir. Il n'a pas quinze ans, il a passé l'âge des enfantillages ! »

Eh bien, au contraire : PPDA aurait fait exprès de rendre Agathe Borne parfaitement reconnaissable dans son livre, par de multiples et limpides allusions. « Il décide de l'humilier en parlant de sa sexualité et en donnant un portrait tout à fait déloyal, dénigrant, mais crédible pour ses lecteurs », ajoutait Me Dubois, de sorte que pour le lecteur adepte de la presse people, impossible de distinguer la fiction du réel. Alors, liberté de création, peut-être, mais violation de la vie privée, impensable !

D'autant plus que le livre aurait contraint Agathe Borne et sa nouvelle famille à migrer aux États-Unis, pour échapper à la honte de ces révélations publiques. Fadaise, rétorquera l'autre ténor du barreau : « Quand on est une star, il faut assumer aussi le côté pesant de la notoriété. » Et surtout, tout le livre, un roman, repose sur le principe de l'auto-fiction, un genre prisé ces dernières années, pour ce qu'il permet de lier vie personnelle et fantasmes multiples, dans un récit. Mais il s'agit avant tout d'une oeuvre d'imagination.

Bon, cela permet au moins de savoir à quel niveau se fixe l'imaginaire du journaliste.

Témoin à contre-charge de qualité

Cependant, attendu que le livre s'appuie sur des lettres personnelles, utilisées quasi comme écrites, à la violation de vie privée, s'ajouterait la contrefaçon. Ce qui signifie 150.000 € de dommages-intérêts, et l'interdiction de sortie en version poche du livre - déjà écoulé à 75.000 exemplaires. Pourtant, un proche de PPDA est intervenu, Dominique Ambiel, producteur pour la télévision, mais également ancien conseiller en communication de Jean-Pierre Raffarin, quand il était Premier ministre, et viré à l'occasion de l'affaire où il avait été vu en compagnie d'une prostituée. [correction : Ambiel et non Raffarin, vu avec une péripatéticienne]

Ce dernier a attesté qu'Agathe Borne avait lu les épreuves avant la sortie du livre. Mais, évidemment, rétorque-t-elle, étant donnée la foule de jolis qualificatifs qu'on lui attribue (tricheuse, courtisane, d'araignée venimeuse, pute, menteuse, traînée), « qui n'a pas envie d'être assimilée à cette femme formidable », gronde son avocate. Et rendez-vous le 7 septembre pour le délibéré... [et non les conclusions]

Pour mémoire, M. Ambiel est président de A Prim Group, la société de production qui a monté la série Une maison, un écrivain, qui doit être diffusée sur France 5, dès le 26 juin, et dont l'idée a été proposée... par Patrick Poivre d'Arvor. Charmant. (notre actualitté)

Sources : , , ,

Pour approfondir

Mots clés :
fragments - femme - perdue - PPDA



Réactions

Publié par zita

 

Ce n'est pas Raffarin qui a été vu avec une prostituée (mineure, si je me souviens), c'est Ambiel lui-même

Écrit le 09/06/2011 à 21:53

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Publié par paracétamol

 

Quand je pense à toux ceux qui violent le droit d'auteur en France et qui ne paieront jamais un centime de dommages et intérêts... cette histoire contre PPDA est carrément obscène!

Une justice qui se fout du monde!

Écrit le 09/06/2011 à 21:57

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Publié par IronMan

 

Ce n est pas Raffarin mais Ambiel qui s est fait "poisser" avec une prostituée!!!

Écrit le 09/06/2011 à 21:58

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Publié par jeansanspeur

 

Sacrés journalistes, qui confondent Ambiel et Raffarin, et les conclusions (rendues avant l'audience) avec le verdict, mis en délibéré au 7 septembre

Écrit le 09/06/2011 à 22:07

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Publié par toto13

 

c'est la vie

Écrit le 09/06/2011 à 22:24

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Publié par Nicolas Gary ActuaLitté

 

corrections effectués, merci de votre indulgence, il est tard :)

Écrit le 09/06/2011 à 23:49

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Publié par Raphaël Zacharie de IZARRA

 

PATRICK POIVRE D'ARVOR, AUTEUR SANS TALENT

Consternante de fadeur, la plume de Patrick Poivre d'Arvor !

Tant dans ses livres que sur son blog officiel http://www.poivredarvor.com/ (où j'ai même relevé quelques fautes).

Aucun style. Peu d'imagination. Beaucoup de clichés.

Platitudes, bavardages, banalités s'accumulent au fil de ses livres et articles, la plupart du temps sur un ton familier.

Sans éclat.

Une écriture terne à la portée du quidam normalement éduqué et honnêtement instruit sachant construire des phrases (et encore, en faisant abstraction des quelques fautes rencontrées sur son blog).

C'est du niveau d'un rédacteur honorable de classe de seconde, mais guère plus.

Voilà le talent de plume de ce personnage public assimilé par certains à un authentique écrivain !

Patrick Poivre d'Arvor n'a aucun talent d'écrivain, je ne comprends pas que ses "admirateurs" ne s'en aperçoivent pas. Au bout de deux pages, n'importe quel lecteur un tant soit peu exigeant devrait s'en rendre compte (moi, je m'en suis rendu compte au bout de deux pages).

Entendons-nous bien, je n'ai personnellement rien contre ce monsieur. Il est parfaitement libre de se prétendre écrivain de la même manière qu'un vulgaire cancre de classe de sixième est libre d'affirmer être un petit génie incompris...

Il a le droit de se proclamer écrivain, disais-je... Á ses risques et périls car il faut reconnaître que ce journaliste se targuant de défendre la littérature et d'aimer les lettres ne sait tout simplement pas écrire.

Je le dis sans méchanceté ni ironie, son écriture incolore, sans flamme, sans saveur, sans odeur est plus adaptée aux recettes de cuisine allégée qu'aux romans.

Aussi devrait-il s'abstenir à l'image de Bernard Pivot qui, plus décent, préfère donner la parole aux vrais auteurs au lieu de tenter de les singer.

Comment peut-on berner à ce point des milliers de lecteurs avec une plume aussi pâle ?

Raphaël Zacharie de IZARRA

Écrit le 11/06/2011 à 15:29

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