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Ebook : Croissance de 100 % pour iBooks, avec 20 % du marché

Le ministère de la Justice aurait-il sous-estimé la force de frappe Apple ?

Le jeudi 13 juin 2013 à 13:02:48 - 0 commentaire

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La firme américaine, est décidément très en vue actuellement sur la lecture numérique. Alors que la société est mise en accusation dans le cadre du procès sur la fixation du prix de vente des livres numériques, un dirigeant d'Apple a témoigné hier. Keith Moerer a tenu à rectifier le tir, en précisant au gouvernement et au ministère de la Justice qu'ils se fourraient le doigt dans l'oeil, jusqu'au coude.

 

 


L'application iBooks sera intégrée au prochain Mac OS X, Mavericks

 

 

« Le gouvernement a dit que l'iBookstore était ‘un échec' et porté l'accusation sur le fait que ‘les prix pratiqués par Apple étaient injustes pour le consommateur', et que la firme ‘avait moins vendu de livres numériques du fait de ses prix élevés'. » Mais tout cela a été vivement contesté par Moerer : les ventes d'ebooks ont augmenté de 100 % durant l'année 2012, et comptaient plus de 100 millions de clients. 

 

L'accusation a rétorqué que « lorsque vous baissez les prix, vous vendez plus de livres ». Moerer a reconnu que c'était bien le cas, mais parfois, seulement. « Apple a oublié de se concentrer sur les clients, voilà pourquoi l'iBookstore est un échec », ajoute le procureur. Sourire de Moerer : « Ce n'est pas vrai. »

 

Or, depuis l'année passée, l'iBookstore et les titres qui y sont proposés ne sont plus soumis à la clause de Nation la Plus Favorisée. Et pourtant, Apple disposerait de 20 % de parts de marché sur le secteur du livre numérique, sur l'année 2012. Ce qui implique que la firme serait beaucoup plus importante dans le secteur que le DoJ ne l'avait envisagé. Entre 2011 et 2012, Apple avait d'ailleurs ajouté l'éditeur Random House à son portefeuille de fournisseurs. 

 

Traditionnellement, on accorde à Amazon 50 à 60 % des parts de marché sur l'ebook, avec 25 % à Barnes & Noble. Mais avec 20 % de PdM pour Apple, et prenant en compte que Kobo et Google disposent de quelque chose comme 1 à 2 %, alors les parts des autres marchands sont probablement à revoir. 

 

« Apple n'est pas opposé aux prix bas. Nous avons vu beaucoup de compétition sur les prix dans l'App Store, et nous avons pensé que ce serait bon pour les livres numériques », ajoute-t-il. Raison pour laquelle on trouve également des ebooks à des prix de 3 $. Et pas simplement des ouvrages vendus chèrement. 

 

Personne ne parvenait à pénétrer le marché

 

Durant la 8e journée, John Sargent de Macmillan avait également été sollicité. Ce dernier a eu l'occasion de repréciser que son projet personnellement était aujourd'hui d'augmenter le prix de vente des livres numériques, pour certains types de publications. Et ce, sans avoir à y être contraint par Apple. « Amazon avait un avantage naturel, son ancienneté, sur le marché du livre numérique, et a mis en place des blocages », explique-t-il. 

 

Jusqu'au début de l'année 2010, la domination par Amazon a été complète, et de nombreuses sociétés qui se sont lancées dans ce commerce n'avaient pas les outils nécessaires pour rivaliser. Même Barnes & Noble s'est cassé les dents, en dépit de sa grande expérience de la vente de livres papier - mais sans aucune expérience dans la vente d'appareils numériques ni d'ebooks. Idem pour Google, qui n'était pas un bon revendeur, ou encore, chez Sony, qui a connu un véritable échec. 

 

Mais une fois encore, Orin Snyder, avocat d'Apple a pu faire dire au patron de Macmillan ce qu'il voulait entendre. « Est-ce que Macmillan a cru qu'il fallait que tous les revendeurs signent un contrat de mandat ? » Réponse immédiate : « Absolument pas. »

 

Hier, c'est David Young, le patron de Hachette Book Group qui est passé à la barre. Nous allons y revenir.

Sources : Publishers Weekly , Apple Insider , NBC , PaidContent

Pour approfondir

photo Solym Clément

   

Journaliste ActuaLitté média et high-tech. tête pensante et roseau flexible

 

Mots clés :
procès Apple - fixation des prix - iBookstore - parts de marché



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