Lecture numérique > Législation > Actualité

Hollande : contre Hadopi, l'acte 2 de l'exception culturelle française

C'est beau, un candidat en action !

Par Nicolas Gary,Le jeudi 19 janvier 2012 à 13:13:51 - 1 commentaire

Zoom moins Zoom plus Signaler erreur Imprimer Envoyer à un(e) ami(e)

12

François Hollande n'a jamais caché son opposition à la loi Hadopi. En fait... il n'a jamais caché, au risque de s'embrouiller parfois sur ces questions. Mais à l'occasion, ce matin, de la présentation de son programme, le candidat a été clair : en cas de victoire, c'est une nouvelle loi qui sera mise en place. 

 

C'est que le financement de la création coûte cher, et pour les artistes, il faudra que les fournisseurs d'accès au net, ainsi que les fabricants d'appareils mettent la main à la poche. Et plus simplement les consommateurs. « Je ne veux pas de solution simpliste : il faut agir dans la concertation pour trouver une solution pour assurer le financement de la création ainsi que la plus large diffusion des oeuvres à tous les publics », a souligné le candidat, selon l'AFP. 

 

C'est que le candidat, à Nantes, avait quelque chose de remonté, d'abord contre l'Hadopi, mais surtout dans la défense de la création. Et pour lui, le constat est simple, rapporte Reuters : « Hadopi n'a pas rapporté un euro à la création, mais continue de faire débat entre le monde de la création et le public. »

 

 

Un moyen de tacler gentiment le gouvernement, qui depuis les premiers pas de la loi DADVSI a tenté de lutter contre le piratage et le téléchargement illégal, en mettant les différents ministres de la Culture sur le coup. Le point d'orgue en restera la tragique incompétence de Christine Albanel...

 

Pas de "solution simpliste"

 

D'ailleurs, dans ce programme culturo-numérique, Hollande souhaite instaurer un acte II à « l'exception culturelle française ».

 

Et cette nouvelle législation sera façonnée « en lien étroit avec tous les professionnels du monde de la culture ». Remonté, le candidat Hollande souhaite « développer l'offre culturelle légale sur internet en simplifiant les droits et à imposer à tous les acteurs de l'économie numérique une contribution au financement de la création artistique ».

 

Et d'ajouter qu'il ne peut pas exister de « solution simpliste », nouvelle attaque en règle contre l'Hadopi, et le gouvernement. « Nous devons agir dans la concertation et trouver la solution, elle existe, qui assurera le financement de la création ainsi que la plus grande diffusion des oeuvres à tous les publics. »

 

Finalement, ce sera bien la quête d'une solution équilibrée, quelque chose permettant aux ayants droit et aux créateurs d'être rémunérés, et non plus victimes du piratage. 

 

Chose amusante, en parallèle, l'Hadopi vient d'annoncer le 24 janvier, un rencontre autour du thème « Création musicale à l'ère numérique : Quel modèle économique et quelles perspectives pour la filière ? »

Pour approfondir



Réactions

Publié par Piotrr

 

Voilà une prise de position intéressante qui commence à clarifier les choses (il était temps). Pour "assurer le financement de la création ainsi que la plus grande diffusion des oeuvres à tous les publics", on pourrait commencer par conditionner le soutien à la création sur fonds publics à la libération des usages non commerciaux sur les oeuvres dont la création a été ainsi permise.

Prélever des contributions sur les industries de l'information et les telcos pour soutenir la création est une bonne idée, mais il faut que cet argent serve à libérer l'accès et les usages sur cette création. Ce sont en tout cas des pistes qu'il faudrait explorer.

Écrit le 19/01/2012 à 14:21

Répondre | Alerter

 

Publier un commentaire

 

publier mon commentaire

Suivez-nous

Désinscription

Les blogs de la rédaction

L'Académie Balzac et chapitre.com, Partenaires à la recherche de nouveaux auteurs

« L'édition oublie qu'elle doit tout aux auteurs et elle laisse les nouveaux partir chez Amazon Publishing. Il est...

Et maintenant, une page de publicité : « Spot », 35ème nouvelle du Projet Bradbury

La publicité fait, qu'on le veuille ou non (en général, c'est plutôt "ou non"), partie intégrante de...

Pourquoi écrivez-vous, Olivia Elkaim ?

  . Olivia Elkaim est l'auteur de trois romans : Les Graffitis de Chambord (Grasset, 2008), Les Oiseaux noirs de...

Sondage

Les éditeurs et la promotion des livres : paroles d'auteur

 

 

 

 

 

 

 

Voir les résultats

 

© 2007 - 2014 - actualitté.com