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Droits numériques, marketing, auteurs : Jamie Raab, éditrice du futur
Elle répond aux questions concernant les droits d'auteurs i tutti quanti...
Par Jean-Romain Blanc,Le vendredi 03 février 2012 à 15:32:35 - 2 commentaires
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En ces temps passionnants pour le livre, l'interview d'une éditrice est toujours un exercice à suivre. D'autant plus que celle-ci s'appelle Jamie Raab et qu'elle travaille pour Grand Central Publishing. Anciennement Warner Books et racheté en 2006 par Hachette .
Interrogée par Jeff Rivera de GalleyCat, elle a défendu son point de vue sur les revenus des auteurs. Pour Jamie Raab, pas de compromis. Que le livre soit sous format numérique ou papier, l'auteur perçoit 25 % du prix de vente. « Nous avons une entreprise à faire tourner » répond-elle en guise d'introduction.
Mais pour autant, elle se rend bien compte qu'imposer un taux fixe aux auteurs peut être une limite pour certains. Elle explique : « je sais que tous les auteurs y pensent. Et il est nécessaire pour chaque éditeur de faire un meilleur travail que ce qui était fait auparavant. Il faut être plus créatif dans le marketing des ebooks, travailler plus encore avec les auteurs, les garder dans le circuit. » Parce que oui, si Jamie Raab craint quelque chose, c'est bien que les auteurs décident d'emprunter leur propre voie, souvent tortueuse, pour être édité.

Couverture du Jurassic Park de Crichton par le designer Chipp Kidd
Pour elle, une solution : « il faut surtout publier de manière plus stratégique ». C'est dans les innovations marketing que passent les marges issues des ventes d'ebooks. Et le marketing passe notamment par une amélioration du design des ebooks.
Ce en quoi L. Divine est totalement en accord avec Jamie Raab. « J'ai travaillé avec des éditeurs qui n'éditaient pas, dans le sens où tout l'aspect marketing était dû à mon propre travail de terrain ». Déçue, l'auteure de Drama High confirme que les éditeurs doivent renouveler leur métier pour se mettre davantage au service de l'écrivain. Et si cela était fait, nul doute que L. Divine accepterait de voir ses revenus équivalents en format papier ou numérique.
Mark Coker va même plus loin. Le fondateur de la plateforme de ventes d'ebooks Smashwords affirme que Jamie Raab a le comportement type de l'éditeur du futur parce qu'elle « et son équipe font pour les auteurs ce que justement ils sont incapables de faire pour eux-mêmes ».
Tous ne sont pourtant pas convaincus
Néanmoins, cette explication sur la nature et l'emploi des marges dues aux ventes de livres numériques n'est pas suffisante pour l'écrivain Seth Godin. « Les royalties sur les livres numériques devraient être revues à la hausse, pour une raison simple : il y a moins de coûts. Pas d'imprimerie, pas de distribution, pas de retour… ».
La totalité de l'interview disponible ici
Sources : GalleyCat
Pour approfondir
Mots clés :
Jamie Raab -
Grand Central Publishing -
Inteview -
droits d'auteur
Publié par hypocrisie magistrale
Le raisonnement se tient, c'est le même travail pour l'écrivain entre le papier et le numérique. Il est normal qu'il ait la même rémunération...
Là où il y a totale malhonnêteté, c'est que cette rémunération se fait en pourcentage du prix de vente. S'il est inférieur, en numérique, la rémunération n'est de fait, plus la même...
De là à boucler la boucle et enrober le lecteur dans l'arnaque: d'où prix élevé du numérique aussi, pour les pov'auteurs...
Ben tiens. quel culot quand même. La question est combien de temps les auteurs et les lecteurs vont se laisser avoir...
Publié par Sediter
Ce n'est pas tant au regard du prix de vente qu'il faut discuter ce principe, mais plus vis-à-vis du coût de revient.
Certes, l'auteur touche moins si le prix est moindre, mais l'éditeur également, il n'y a donc pas de malhonnêteté.
Là où il peut y en avoir, c'est sur le coût « de revient » du livre numérique. Toute la difficulté du livre numérique est dans sa mise en page, puis dans sa distribution, mais l'objet livre, étant dématérialisé, il coûte moins cher.
Si l'éditeur touche 25% sur un livre papier (en supposant que les 50% restant sont répartis entre les autres acteurs : imprimeurs, distributeurs, etc.) mais 50% sur un livre numérique (en supposant que le coût de création numérique est inférieur au coût de l'impression), là le procédé est malhonnête…
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