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L'éditeur Penguin inaugure son service d'autoédition

Une première, évidemment, avec papier et numérique simultanément

Par Clement Solym,Le mercredi 16 novembre 2011 à 16:06:12 - 0 commentaire

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Les exemples commencent à se multiplier. Il y a surtout eu le cas Amanda Hocking, devenue une star avec ses ebooks vendus par centaines de milliers chez Amazon, qui s'est vu offrir un contrat chez plusieurs maisons... avant que ce même Amazon ne décide de la publier directement.


Mais voilà : l'autoédition n'est plus du tout la branche honteuse de l'industrie du livre. Les outils se sont perfectionnés, la dimension numérique a largement simplifié les usages et la diffusion. Maintenant, on est auteur sans peine, ni passer par des services de publication à compte d'auteur. Ce qui, soit dit en passant, est une extraordinaire nouvelle.

 

Modèle économique potentiel ?

 

L'éditeur Penguin, outre-Atlantique, a senti le vent tourner. Et suivant l'exemple de ce que Harlequin propose depuis un bon moment, c'est vers les jeunes auteurs que la maison va lorgner. Comment ? En ouvrant justement un service d'aide à la publication, qui, pour une somme allant de 99 $ à 549 $, aide les auteurs à réaliser un livre, en version numérique, qui sera commercialisable en impression à la demande.

 

Le pari est intéressant. Mais pas bon. Dans l'idée de l'éditeur, cet outil est une source de revenus supplémentaire pour le groupe. Et en association avec Book Country, qui fournit les armes à Penguin, l'éditeur envisage sûrement plus de faire un peu d'argent que de découvrir des pépites. D'ailleurs, Molly Barton, président de Book Country est devenu directeur numérique chez Penguin.

 

Toutefois, la solution avancée est d'une grande simplicité, et il est possible que l'attrait de la marque séduise finalement certains.

 

Jouer sur la marque pour séduire

 

Sauf qu'avec un coût de 99 $ pour la réalisation d'un fichier numérique, les utilisateurs vigilants risquent de préférer la solution Kindle Direct Publishing, proposée par Amazon. Et sur laquelle le cybermarchand prend 30 % du prix de vente - bien que les conditions soient parfois délirantes.

 

Dans le communiqué commun des deux sociétés, on apprend par ailleurs que Penguin entend conforter son avance dans le domaine de l'édition numérique. Et avec cette solution double de version numérique et papier, il est possible de séduire un plus grand parc de clients.

 

D'autre part, Penguin est le premier des six grands éditeurs étasuniens à mettre un pied dans ce domaine. Le lancement de Authonomy, réseau social tourné autour de l'écriture, dont l'éditeur HarperCollins est à l'origine ne semble pas avoir trouvé la bonne formule. Peut-être parce que les ouvrages qui en sortent ne sont disponibles qu'en version numérique.

 

Site communautaire également Book Country a été lancé par Penguin en avril dernier, et propose un système de sélection des auteurs, par cooptation.

 

Reste à savoir quels contrats et quels auteurs sortiront de la machinerie Penguin.

Sources : Digital Book World , Wall Street Journal

Pour approfondir

Mots clés :
autoédition - Penguin - auteurs - forfaits



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