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La mort annoncée du livre est surfaite - autant que le sujet

Faudrait apprendre à cloisonner un peu, juste pour dire moins de bêtises...

Par Nicolas Gary,Le lundi 11 juillet 2011 à 12:20:57 - 0 commentaire

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Ah, la mort du livre... le genre de titres que l'on trouverait facilement dans des quotidiens de droite comme de gauche en manque d'inspiration et de connaissance sur le sujet du numérique... Et qui forcément, contraint les politiques à dire des bêtises grosses comme leur mandat.

La dernière ânerie en date provient d'Australie, alors que deux prix littéraires, les Prime Minister's Literary Awards, ont été remis. Stephen Daisley, publié pour la première fois à 56 ans, vient de recevoir quelque 80.000 $ AU pour son ouvrage, Traitor. L'histoire d'un soldat néo-zélandais et d'un médecin turc, en 1915...

L'autre lauréat, est également un nouvel auteur, Rod Moss, qui a remporté la partie non-fiction du prix. Son livre rassemble photographies et peintures, et raconte des liens d'amitié qui se tissent entre différents prisonniers. Pour l'un comme l'autre, la dotation sera un véritablement soulagement financier, assurent-ils, particulièrement heureux d'être les récompensés de cette édition 2011.

Internet, c'est tellement "surfééé"

Mais si l'on parle des prix du Premier Ministre, il est logique que ce dernier intervienne durant la cérémonie, pour donner son avis, même là où on ne l'attendait pas trop.


« Je suis ici pour dire que la disparition des livres est très largement exagérée », explique ainsi Julia Gillard, qui en profitait pour annoncer que le financement de la National Year of Reading 2012, se ferait à la hauteur de 1,3 million $ AU. Et d'ajouter que les livres sont « un antidote à la solitude, à l'ennui et l'ignorance ». Ainsi que l'un de ses plus grands plaisirs dans la vie.

« Oui, nous pourrions télécharger bien plus nos livres sur des appareils numériques. Oui, la grande fin de l'industrie du livre a été saluée ces derniers mois. Mais la fin du livre est largement surfaite. »

Encore une fois, confondre « fin du livre » avec « essor du livre numérique », c'est se prendre les pieds dans un tapis qui commence à s'élimer grandement. « Aujourd'hui, nous vivons à une époque où pour la première fois en presque 600 ans, le livre n'est plus synonyme de papier », précise-t-elle. Mais ce qu'il est bon de souligner, encore et toujours... c'est que numérique ou papier, on continue de parler de livres, non ?

« Mon espoir est que la National Year of Reading sera un catalyseur pour que beaucoup découvrent et redécouvrent le plaisir de la lecture. » Oui, c'est déjà mieux...

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numerique - mort - livre - telecharger



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