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Campus d'excellence : l'Unef ne lâche pas l'affaire

Campus rien ne va

Par Antoine Oury,Le vendredi 10 février 2012 à 15:37:28 - 0 commentaire

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L'Unef a réagi hier à la nomination de cinq nouveaux campus d'excellence. Ces cinq établissements français, dont trois parisiens, vont se partager 5,5 milliards €, une décision qui fait craindre au syndicat « un mou­ve­ment de trans­for­ma­tion tech­no­cra­tique et auto­ri­taire ».


Il y a une semaine, cinq nouveaux établissements étaient retenus pour les initiatives d'excellence (Idex) : « L'agence d'information AEF vient de révéler que cinq établissements étaient retenus dans le cadre des Universités Initiatives d'excellence. Dans un courrier dévoilépar l'AFP, l'AEF explique que « Sorbonne Universités, Sorbonne Paris-Cité, Saclay, Toulouse et Aix-Marseille seraient les cinq pro­jets lau­réats de la deuxième vague des Idex sélec­tion­nés par le jury » (lire notre actualitté)

 

 

Une sélection qui a fait bondir l'Unef, premier syndicat français des étudiants, quant à l'égalité en matière d'accès à l'enseignement et à la formation. Ils notent ainsi de fortes disparités régionales dans la répartition : « A Paris, deux uni­ver­si­tés sont ainsi exclues de tous les pro­ces­sus de rap­pro­che­ment tan­dis que des zones entières du ter­ri­toire (le Nord de la France, le centre, et le grand ouest) voient s'accroître le risque de se trans­for­mer en déserts uni­ver­si­taires ». 

 

Les universités « perdantes » de la compétition d'excellence sont également durement touchées, puisque leur réputation pâtit tout autant de l'échec que leurs financements.

 

Mais même pour les grandes gagnantes, la partie n'est pas finie : la somme totale allouée aux pôles d'excellence n'est en effet versée qu'après 4 années probatoires et en cas d'objectifs remplis. Pour l'instant, les trois premières universités à avoir été sélectionnées (Strasbourg, Bordeaux, Paris Sciences et Lettres) n'ont reçu que 10 millions € sur les 700 promis.

 

Le syndicat a aussi pointé du doigt le préjudice fait aux étudiants des filières non sélectives, qui risquent de n'avoir « aucune garantie quant à la reconnaissance de leur formation » si l'encadrement national des diplômes est abandonné.

 

Laurent Wauquiez a tenté d'éclaircir ce point : « Et je veille, avec René Ricol, à ce que l'argent des inves­tis­se­ments d'avenir arrive bien dans les sites et les uni­ver­si­tés. Il n'y a pas de coup de Jarnac, on ne joue pas la montre » a-t-il déclaré, faisant référence à une tactique bien connue des escrimeurs consistant à fatiguer son adversaire.

 

Le sénateur-maire PS de Saint-Étienne, une des villes dont le projet a été refusé, a appelé à « une troisième phase de sélection » la plus rapide possible. Visiblement, la compétition plaît à certains.

Sources : VousNousIls , Le Monde , VousNousIls

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