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Canada : ne pas confier l'avenir des bibliothèques à des bureaucrates

Qui ne connaissent même pas Margaret Atwood...

Par Nicolas Gary,Le mardi 30 août 2011 à 12:01:33 - 2 commentaires

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Fin juillet, la romancière canadienne, Margaret Atwood, faisait exploser une pétition de soutien en faveur de la bibliothèque de Toronto. Un tweet avait suffi : « Les bibliothèques de Toronto sont menacées de privatisation. Dites au conseil de les garder publiques. »

Depuis, l'auteure a pris parti plus fortement pour la défense de cet établissement, en devenant le premier prix d'un concours de nouvelles organisé par les défenseurs de la bib'.

Au menu : réduction des budgets, pour l'achat de livres, les employés, fermeture de succursales, réduction des horaires d'ouverture, et d'autres joyeuses choses encore. Autant de raisons pour Margaret et quelques autres célébrités de prendre les armes et se lancer dans une lutte pour la défense des établissements.


Au cours d'une conférence de presse, Margaret rappelle : « L'importance que les bibliothèques ont dans le coeur des gens ne peut pas être surestimée. » Et les messages de soutien qui ont fait suite à son tweet sont venus du monde entier, rajoute-t-elle.

Ce concours de nouvelles, qui récompensera 50 personnes, repose sur un texte s'inspirant de l'un des établissements de la ville. L'organisation OurPublicLibrary.org qui l'a lancé souhaite avant tout sensibiliser les autorités et le public à la valeur que peut avoir une bibliothèque.

« Nous ne souhaitons pas que Toronto soit une ville connue pour être hostile à la lecture et aux arts. C'est un message très négatif qui émanerait de notre ville », poursuit Atwood.

Bureaucratie bonjour, nous sommes fermés

Mais les autorités rétorquent que l'examen de ces problèmes relève d'une question de budget et pas vraiment de la volonté d'une auteure, quelle qu'elle soit.

Doug Ford, conseiller de la ville (et frère du maire de la ville, Rob Ford), a balayé l'implication d'Atwood d'un revers de manche toute politique : « Bon courage à Margaret Atwood. Je ne la connais même pas. Si elle marchait près de moi, je n'aurais pas idée de qui elle est », ajoute-t-il.

Réponse intelligente s'il en est, qui démontre qu'à laisser aux bureaucrates le soin de réfléchir à ces enjeux revient à demander à un Énarque de choisir une brebis dans un troupeau. En étant certain qu'il prendra le chien...

Sources : , , ,

Pour approfondir

Mots clés :
toronto - atwood - bibliothèques - soutien



Réactions

Publié par rhena

 

i dont like you


Écrit le 01/09/2011 à 16:27

Répondre | Alerter

Publié par BUIK

 

Ce n?est pas une réponse de bureaucrate, mais d?un politicien

Écrit le 02/09/2011 à 15:34

Répondre | Alerter

 

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