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De Gaulle, remède contre la baisse du niveau de l'écrit
M'en prendrez deux pages chaque jour trois fois par jour. Si ça ne passe pas, achetez Bukowski...
Par Mario,Le mercredi 09 juin 2010 à 09:18:06 - 1 commentaire
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Et puis, en guise de réponse, quelques auteurs, pas vraiment parmi ceux de l'avant-garde française reprennent les étendards. Max Gallo, Pierre Assouline et d'autres entendent défendre les vertus littéraires du général. « Il a brossé dans son oeuvre des tableaux qui sont depuis longtemps entrés dans la littérature française », estime l'Académicien Gallo. Évidemment, impossible d'en rester là. Et cette fois, c'est la Fondation de Gaulle qui fait part, dans un communiqué adressé à l'AFP, de sa stupeur. Diantre, le général, pas littéraire ? Impensable !
De Gaulle, homme de lettres et d'épée
« Si les Mémoires de guerre ne sont pas un texte littéraire parce que leur propos serait utilisé à des fins politiques et non à des fins artistiques, que dire alors des oeuvres de César, Cicéron, Bossuet, Saint-Simon, Chateaubriand, Victor Hugo, sans oublier le Pascal des Provinciales qui était justement au programme de terminale L l'année dernière ? », questionne lourdement la Fondation.
C'est que le petit de Gaulle a fait preuve, dès sa plus jeune enfance d'une culture étendue, et d'un goût pour la lecture qui s'est manifesté à travers un éclectisme certain. Et sa langue... tout ce qu'il y a de plus classique.
Mais ce n'est pas tout : il faut encore considérer l'aspect pédagogique de la chose. Car « dans un temps où l'on se plaint de la baisse du niveau de l'expression écrite, étudier le style du général de Gaulle, en observer la construction et la syntaxe, en analyser le vocabulaire, tout cela ne peut qu'aider à la formation des lycéens ».
Et de conclure avec ferveur que les mots du général étaient aussi des armes. Alors qu'on le laisse accéder à cet honneur posthume...
Cher Georges Brassens,
Comme tu ne prendras pas connaissance de ces informations stupéfiantes, je vais me contenter de citer l'un de tes textes que j'affectionne tout particulièrement, et qui me semble assez bien convenir à la situation.
(c'est aussi sur Deezer)Quand sonne le tocsin sur leur bonheur précaire
Contre les étrangers tous plus ou moins barbares
Ils sortent de leur trou pour mourir à la guerre
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
Pour approfondir
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Publié par Betty
"De Gaulle n'a jamais parlé de ses déportés politiques qu'en troisième lieu, après avoir parlé de son Front d'Afrique du Nord. Le trois avril De Gaulle a dit cette phrase criminelle : "Les jours des pleurs sont passés. Les jours de gloire sont revenus." Nous ne pardonnerons jamais.... De Gaulle ne parle pas des camps de concentration, c'est éclatant à quel point il n'en parle pas, à quel point il répugne manifestement à intégrer la douleur du peuple dans la victoire, cela de peur d'affaiblir son rôle à lui, De Gaulle, d'en diminuer la portée" Marguerite DURAS - La douleur
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