Le monde de l'édition > Société > Actualité

Incidence des livres sur le développement du cerveau à l'âge de 4 ans

Et uniquement à cet âge-là. Après, c'est trop tard...

Par Clément Solym,Le lundi 15 octobre 2012 à 12:01:07 - 4 commentaires

Zoom moins Zoom plus Signaler erreur Imprimer Envoyer à un(e) ami(e)

12

La lecture, il est bon de le rappeler sans cesse, est un outil de stimulation intellectuelle important. Et un investissement sur l'avenir. En effet, les têtes blondes vivant dans des maisons remplies de livre tireront profit de cette présence bien des années plus tard. Une évidence ? Certes, mais qu'une étude vient  de confirmer : le développement du cerveau des enfants est plus rapide, en présence de livres...

 

 

brain

TZA (CC BY-NC 2.0)

 

 

L'Université de Pennsylvanie a publié un compte-rendu de récentes recherches montrant l'incidence des livres sur le développement du langage et de la pensée. Ainsi, des enfants de quatre ans, qui ne disposeraient que d'une dizaine de livres, en profiteront vers l'âge de 18/19 ans, moment où l'on constatera une maturité plus rapide.

 

Cependant, c'est la période autour de 4 ans qui est cruciale. L'étude montre que si les livres apparaissent vers l'âge de 8 ans, l'impact sera moins important. Ce qui suggère que c'est bien autour de 4 ans, que le développement va passer par une phase critique. Et à l'occasion de la conférence annuelle, qui se déroulait à la Nouvelle-Orléans, que la Society for Neuroscience, a présenté les résultats de recherches. 

 

Motivant les inquiétudes contemporaines de voir les jeunes délaisser les livres au profit de la télévision, ou des jeux vidéo. Pour le moment pas question d'internet...

 

Selon le Daily Mail, dans le cadre de l'étude, les chercheurs américains avaient visité le foyer de 64 enfants - de 4 à 8 ans -, dont les parents jjouissaient d'un statut socio-économique similaire. Au cours de cet exercice, il ont inventorié l'accès à des jouets et des livres.

 

Quinze années plus tard, les mêmes enfants ont passé des tests, avec un scan du cerveau. Et les résultats, montrent que les enfants ayant profité d'un environnement avec des jouets et des livres, à l'âge de 4 ans, ont connu un meilleur développement du cerveau. La partie latérale gauche du cortex, qui joue un rôle dans l'évolution du langage et de la pensée était plus mince, ce qui est positif en termes d'évolution. 

 

« Au cours de l'évolution du cerveau entre l'enfance et l'âge adulte, le cortex devient plus fin. Nous avons trouvé la meilleure stimulation cognitive dans les zones les plus fines. Il semble donc que quel que soit le processus normal de développement, ce processus a été accéléré, ou est allé plus loin », explique Martha Farrah. 

 

Qui plus est, les familles étant toutes d'un même milieu socio-économique, cela montrerait que les résultats ne peuvent pas être altérés par des différences sociales ni économiques. Cependant, on pourrait nuance en précisant qu'en une quinzaine d'années, nombre de choses peuvent arriver dans la vie d'une famille. 

 

Les résultats soulignent la sensibilité du cerveau humain à son environnement, dans le plus jeune âge. Et les résultats de recherche apportent des preuves convaincantes que des variations, même mineures, selon les périodes de l'existence, peuvent affecter le développement du cerveau durant toute une vie, précise Brian Avants, auteur principal de l'étude. 

 

Pour approfondir

Réactions

Publié par Jacques

 

Article fort intéressant sur le fond. Dommage que, sur la forme, il soit écrit dans un sabir qui ne s'apparente que vaguement au français...

Écrit le 16/10/2012 à 09:13

Répondre | Alerter

Publié par mise en trope

 

têtes blondes??? En voilà une (expression) qui ferait bien de disparaître de nos radars, du moins avec ce sens-là (charmant petit à ébouriffer, espiègle mais rassurant, boubourge à sa maman). Un tiers des parents britanniques ont probablement des têtes pas si blondes. J'imagine qu'ils sont concernés, eux aussi.

Écrit le 16/10/2012 à 09:23

Répondre | Alerter

Publié par Chris

 

D'accord avec mise en trope! Têtes blondes dans une maison plein de livres. Gros cliché journalistique qui cependant véhicule un racisme social et physique descriminatoire. Ca m'a choquée de lire ça, alors je vous le dis. D'autant plus que l'article en anglais utilise enfants : Children whose homes are filled with books don't just have the fun of being read to.

ce qui me paraît être le terme juste et approprié pour ce genre d'études ! Vraiment débarassez-vous de ces clichés linguistiques d'une autre époque ! Bonne continuation !

Écrit le 21/10/2012 à 11:40

Répondre | Alerter

Publié par Glo

en réponse à Chris  

Quand le sage montre la lune, le sot regarde le doigt! De tout l'article il n'y a qu'une phrase qui vous a marqué ? Ca merite le debat que ladessus?

Écrit le 22/10/2012 à 08:23

Répondre | Alerter

 

Publier un commentaire

 

publier mon commentaire

pub

Suivez-nous

Désinscription

critiques

critiques Mise au poing : François Prunier aime les combats de femmes

critiques James Sallis, Le Tueur se meurt : polar urbain et désespoir

critiques Monsieur Spleen (notes sur Henri de Régnier) : grandeur et misère d'un cocu magnifique

critiques Portrait d'un énergumène : Rendez-vous à Dublin avec James Joyce

Sondage

Lecteur ebook ou tablette : plutôt étui, housse ou... rien ?

 

 

 

 

 

 

 

Voir les résultats

 

© 2007 - 2013 - actualitté.com