Le monde de l'édition > Société > Actualité

Jurassic Park, stockage de livres et histoires d'ADN de dinosaures

Tiens, j'avais la carapace qui me démangeait...

Par Nicolas Gary,Le jeudi 18 octobre 2012 à 15:29:16 - 0 commentaire

Zoom moins Zoom plus Signaler erreur Imprimer Envoyer à un(e) ami(e)

12

Les dinosaures auront finalement eu raison de Michael Crichton, auteur de Jurassic Park, publié en 1990 et adapté sur grand écran par Steven Spielberg trois ans plus tard. L'idée de départ était de retrouver un peu d'ADN de dinosaures dans quelques fossiles. Et de reconstituer un parc façon Astérix, mais avec des créatures redoutablement peu commodes. Genre des Idéfix bien énervés...

 

 

C'est de nous qu'tu causes, l'ami ?

 

 

Mais voilà : de même que Crichton écrivait dans son livre que « la nature retrouve toujours ses droits », ladite nature vient de démontrer que cette histoire d'ADN fossilisé n'allait pas bien loin. En effet, on peut lire dans National Geographic que selon l'équipe de paléontologues que dirige Morten Allentoft et Michael Bunce, il y avait de l'idée, mais elle va manquer de souffle. 

 

En effet, l'ADN testé sur 158 os par l'équipe, venant d'oiseaux décédés voilà plus de 600 ans - les moas - montre qu'en réalité, l'ADN dispose d'une demie-vie durant 521 ans. Passée cette période, la moitié des nucléotides contenus dans la moelle osseuse sont détruits. Et l'on n'en parle plus du tout 521 ans plus tard : il ne reste plus rien.

 

Mieux : même dans des conditions de conservation supérieures - genre Picard, rayon surgelé super bien surveillé, à -5° C -, on ne disposerait que de 1,5 million d'années avant que l'ADN ne soit illisible. Et après 6,8 millions d'années, les nucléotides seraient intégralement détruits. 

 

Dans notre librairie

Problème : dans le livre de Crichton, on trouve au moins un tyrannosaure Rex, espèce de l'extrême fin du Crétacé, éteinte voilà 70 à 65 millions d'années. De même pour le redoutable velociraptor, éteint entre 80 et 70 millions d'années. Quant au diplodocus... il a vécu durant la fin de l'ère jurassique, soit 150 à 147 millions d'années plus tôt. 

 

Aucune des bestioles n'est resuscitable, quand bien même la conservation de l'ADN serait idéale. Too bad ! Sauf que les problèmes ne s'arrêtent pas là !

 

Mi-août, une équipe de recherche faisait état d'une grande découverte : le recours à de l'ADN pour stocker... un livre, attendu qu'un gramme d'ADN peut contenir plus de 100 milliards de DVD. L'équipe avait donc sauvegardé un livre dans un brin d'ADN faisant valoir les qualités de conservation de la méthode. 

 

Eh bien, n'oublions pas que la durée de vie pourrait être limitée à 521 ans... Moins que certaines bibliothèques...

Pour approfondir



Publier un commentaire

 

publier mon commentaire

Suivez-nous

Désinscription

Les blogs de la rédaction

La traversée du chien, Pierre Puchot

Quatrième de couverture : « Elle se tient là, à trente kilomètres de Paris, cette immense ville-cité de la Grande Borne, [...]

Aperçu sur la littérature dite « populiste » – Un article à paraître en Roumanie

Chers lecteurs de Roumanie, Une pluie épaisse comme une soupe tombe depuis plusieurs jours sur Paris. On se croirait en automne. [...]

Devenir son propre livre : « La boucle du relieur », 48ème nouvelle du Projet Bradbury

Je ne m'en cache pas. D'ailleurs, ce n'est plus un secret pour personne : même si je suis fier d'avoir [...]

pub

Sondage

Les éditeurs et la promotion des livres : paroles d'auteur

 

 

 

 

 

 

 

Voir les résultats

 

© 2007 - 2014 - actualitté.com