Le monde de l'édition > Société > Actualité

'Le livre est un produit de première nécessité', clame la FILL

Monsieur le ministre premier, ne touchez à pas à la TVA sur le livre

Par Nicolas Gary,Le lundi 07 novembre 2011 à 21:16:33 - 0 commentaire

Zoom moins Zoom plus Signaler erreur Imprimer Envoyer à un(e) ami(e)

12

Alors que le Conseil des ministres a communiqué le plan d'austérité décidé par le premier ministre François Fillon, l'industrie du livre est en ébullition. Ainsi, à « l'exclusion des produits de première nécessité que sont l'alimentation, l'énergie, et les produits et services destinés aux personnes handicapées, la taxe sur la valeur ajoutée à taux réduit sera portée de 5,5 à 7 % ». Et le livre ferait donc partie de cette augmentation de TVA...

 

Les réactions sont multiples depuis cette annonce, allant de l'inquiétude à la colère. Pour certains, il s'agit d'un déni pur et simple du Label LIR institué pour favoriser l'essor de la librairie indépendante. Pour d'autres, plus agressifs, c'est un pur et simple désaveu de la fonction même du ministère de la Culture. 

 

La FILL, Fédération interrégionale du livre et de la lecture, vient de diffuser le communiqué suivant : « Le livre est un produit de première nécessité. » De quoi tenter de faire comprendre au premier ministre que le plan d'équilibre des finances ne saurait passer par une hausse de la TVA sur le livre, sous peine de menacer toute l'industrie.

 

De la Fill : 

 

Lors des Rencontres nationales de la librairie, l'année 2011 commençait par une prise de position très nette du ministre de la Culture et de la Communication en faveur de la librairie indépendante dont la baisse sévère des marges commerciales met en danger toute la chaîne du livre.

 

S'achèvera-t-elle sur une mesure fragilisant gravement son avenir ?

 

La décision du 7 novembre 2011 de relever la TVA du livre à 7% va à l'encontre de la politique publique de soutien à la librairie indépendante menée depuis la loi du prix unique du livre de 1981. Elle nie le récent constat de la nécessité de mesures fortes à destination des libraires par les pouvoirs publics et empêcherait les dispositions prises par des éditeurs soucieux de sauver le réseau des libraires, garant de leur propre avenir et de celui de la création.

 

La Fill et ses membres s'étonnent et expriment leur inquiétude face à une décision qui semble oublier la réalité économique et sociale d'une filière et les enjeux actuels de la lecture publique.

 

Loin de participer à l'effort de réduction des déficits, le livre, ciblé par cette mesure au même titre que des secteurs autrement bénéficiaires, n'aurait plus les moyens de se défendre. 

 

Le gouvernement et son ministre de la Culture doivent donc rassurer l'ensemble des professionnels du livre et de la lecture et leur prouver que le soutien aux « passeurs de livres » reste une priorité.


Pour approfondir

Mots clés :
Fill - TVA - taux réduit - augmentation



Publier un commentaire

 

publier mon commentaire

Suivez-nous

Désinscription

Les blogs de la rédaction

La traversée du chien, Pierre Puchot

Quatrième de couverture : « Elle se tient là, à trente kilomètres de Paris, cette immense ville-cité de la Grande Borne, [...]

Aperçu sur la littérature dite « populiste » – Un article à paraître en Roumanie

Chers lecteurs de Roumanie, Une pluie épaisse comme une soupe tombe depuis plusieurs jours sur Paris. On se croirait en automne. [...]

Devenir son propre livre : « La boucle du relieur », 48ème nouvelle du Projet Bradbury

Je ne m'en cache pas. D'ailleurs, ce n'est plus un secret pour personne : même si je suis fier d'avoir [...]

Sondage

Les éditeurs et la promotion des livres : paroles d'auteur

 

 

 

 

 

 

 

Voir les résultats

 

© 2007 - 2014 - actualitté.com