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Les codex chrétiens millénaires, de véritables... faux

Fin de l'histoire, on reprend le cours de sa vie

Par Nicolas Gary,Le mardi 19 avril 2011 à 16:11:10 - 0 commentaire

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Ce devait être la découverte archéologique du siècle, plus importante encore que les manuscrits de la Mer Morte, plus saisissante que le tombeau du Christ, plus sensationnelle que le petit flacon de larmes de Marie-Madeleine, vendues par lots de 10.

En fait, c'est une belle histoire que l'on se racontera durant les JMJ, en se demandant si en mettant la capote à l'index, le Pape compte y rentrer le majeur avec. L'histoire de ces fameux codex de plomb découverts en Jordanie avait longuement fait parler d'eux. Au point que plusieurs médias anglais chantaient déjà les louanges de ses découvreurs. (via MobyLives)


Certains doutaient toutefois. Non pas de leur originalité, mais de ce dont ils pouvaient bien être la copie. Après tout, on n'avait jamais vu de pareille chose dans l'histoire de l'archéologie chrétienne, alors s'il s'agissait de faux, d'accord, mais de quoi étaient-ils l'imitation ? (notre actualitté)

Faux, faux et archi-faux

Selon LiveScience, il s'agit pourtant bel et bien de faux, d'authentiques faux, qui ne seraient la copie de rien. Les soixante-dix codex de bronze découverts, sur lesquels un traducteur d'araméen avait passé toute une semaine, seraient bel et bien des copies, mais faites n'importe comment par quelqu'un qui ne savait probablement pas ce qu'il était en train de mettre au point.

Et le magazine de prendre pour preuve des inscriptions en hébreu et en grec qui seraient des non-sens complets. Ces livres auraient probablement été forgés voilà une cinquantaine d'années, mélangeant ce qu'il était possible de mélanger, pour aboutir à... un tissu d'incohérences.

Un archéologue douteux

D'autant plus que le David Elkington est passablement discrédité, pour n'être absolument pas archéologue, ne disposer d'aucun diplôme de ce type, et ses publications feraient sourire le monde universitaire. Pas vraiment un argument convaincant...

Une presse paresseuse

Ce qui irrite surtout Kimberley Bowes, archéologue spécialiste des mondes romain et grecs à l'Université de Pennsylvanie, c'est que la presse s'est engouffrée dans un communiqué de presse, sans prendre le temps d'effectuer une enquête sérieuse.

Bilan des courses, ce qui devait être des reliques chrétiennes sont des faux.

Pas vraiment nouveaux.

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Mots clés :
livres - reliques - chretiens - jordanie



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