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Sur la route : une couverture dessinée par Jack Kerouac lui-même

On the road... again.

Par ,Le mardi 07 août 2012 à 18:40:00 - 0 commentaire

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C'est une part méconnue de l'oeuvre artistique de l'auteur et poète aux ancêtres bretons, Jack Kerouac, qui refait surface sur la toile. Si le livre On the Road a su passer outre ses premiers déboires d'édition pour s'imposer finalement comme référence incontournable de la littérature américaine, on oublie parfois que l'esprit vagabond du clochard céleste pouvait accorder autant d'importance à la forme d'une oeuvre qu'il en apportait au fond. Voici pour exemple la couverture faite maison, accompagnant son manuscrit, qu'il a soumise en son temps à un éditeur :

 

 

 

 

 

 

L'homme a souvent été considéré comme le King of the Beats par une génération de hippies, bien qu'il ait toujours refusé de se voir assimilé à cette jeunesse des 60's et 70's qui avait pris le Bus de la révolution psychédélique en marche à la suite des pionniers Merry Pranksters. Contestataire rejetant les valeurs traditionnelles américaines à l'aube des Trente Glorieuses, il a trouvé son exutoire en sillonnant les routes des Etats-Unis à plusieurs reprises, ou encore au travers de l'expérimentation de drogues et d'une spiritualité d'inspiration bouddhique toute personnelle.

 

Parsemée de périodes de retour aux sources au domicile de sa mère et autres phases en proie aux crises de Delirium Tremens, sa vie mouvementée lui aura permis de côtoyer de nombreux partenaires de route hauts en couleurs qui sont devenus les icônes d'une époque, parmi lesquels William Burroughs, Ken Kesey, Lucien Carr ou encore Allen Ginsberg ...

 

Lors de la publication de son premier roman The Town and the City, Kerouac a visiblement été déçu par la qualité de la couverture choisie par l'éditeur Arthur Brace. En conséquence, il n'y avait qu'un pas pour qu'il ne soumette sa propre couverture illustrée en adéquation avec sa sensibilité lorsqu'est venu le temps de publier son second livre auprès d'un autre éditeur.

 

C'est ainsi que le poète, adepte de la prose spontannée et qui avait notamment rédigé son « tapuscrit » d'un seul tenant sur un rouleau de machine à écrire, a livré son oeuvre littéraire et graphique assortie de la note qui apparait sur le haut du croquis :

 

Cher Monsieur Wynn

 

Je vous soumets ceci comme l'idée que je me fais d'une attrayante et expressive couverture commerciale pour le livre. La couverture de The Town and the City était aussi terne que le titre et la photo de dernière de couverture. La photo de moi par Wilbur Pippin est parfaite pour la Route ... Cela ressemblerait à la figure ci-dessous.

 

J.K

 

 

 En dépit de cet effort pour faciliter la tâche à la maison d'édition, le livre s'est vu refusé, et il a fallu attendre jusqu'en 1957 pour qu'il soit finalement publié. Les couvertures se sont succédées au fil des éditions, mais jamais le dessin créé par Jack Kerouac lui-même n'a été utilisé. 

 

Sources : Open Culture

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