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Trop cher, mon livre numérique ?

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C'est la grande question actuellement : si l'offre tend à s'étendre, même les auteurs commencent à se poser des questions. Les livres numériques sont-ils trop chèrement vendus en France ?

Entre la nécessité de préserver le format de poche, d'assurer une commercialisation attractive qui fera décoller le marché, et d'autres préoccupations encore, quel est le juste prix que vous seriez prêts à mettre pour un livre numérique ?

Comme la question est piège, essayons de prendre un exemple simple, en évoquant non pas une application-livre, ni nu EPUB 3 truffé d'améliorations massives.

Allez, partons sur un ebook homothétique simple, avec 300 pages en format papier.

Alors combien ?

Trop cher, mon livre numérique ?

 

 

 

 

 

 

 

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Réactions

Publié par neovelist

 

Si j''étais éditeur pour trouver un ordre de grandeur, j'appliquerai une règle fort simple et efficace, afin de déterminer le prix de mon livre numérique. En partant sur des ouvrages existant en grand format et en poche :
(Prix Grand Format + Prix Petit Format)/2 = Prix du livre numérique homothétique. Ainsi le prix du livre trouve un prix suffisant et psychologiquement plus acceptable pour un livre sous le droit d'auteur.
Exemple Concret avec le livre Prophétie, de C.J. Sansom :
(22,50€ + 9,10€)/ = 15,80. Bon, il se trouve qu'il est vendu à 15,99€ en numérique. C'est un prix correct je trouve. Même si je suis plus pour un arrondissement à l'intérieur : 14,99€ en terme de prix psychologique.

Écrit le 09/02/2012 à 18:08

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Publié par Histah

 

Pour compléter ma réponse, il aurait peut-être fallu différentier deux cas de son édition papier :
Un livre inédit venant de sortir en grand format
Un livre existant en format de poche

Dans le premier cas je peux comprendre un prix au dessus de 10€ (même si je n'achèterai pas à ce prix, j'attendrai la version "livre de poche").
Après la sortie livre de poche ou passé un délai raisonnable (1 à 2 ans), j'achèterai à 5€.
Pareil pour les futures rééditions de livres sous droit mais indisponible en format papier, pas plus de 5€, faut quand même pas déconner.

Écrit le 09/02/2012 à 20:41

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Publié par dvd47

 

12€ max si sans drm

Écrit le 13/02/2012 à 19:49

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Publié par Le Corback

 

Pas de prix précis, mais en gros:
- basé sur le moins cher des formats papiers disponibles (de un tiers à deux tiers, à la louche);
- probablement moins cher pour les inconnus (produit d'appel, encourager la prise de risque);
- le début du livre gratuit (un nouvel appel, 10 à 20%, peut-être).

Dans les autres exigences:
- pas de DRM;
- un format standard;
- une mise en forme décente (pas de div imbriqués, une table des matières propre...);
- des méta-données un peu réfléchies;
- un éditeur, un vrai (la petite main qui aide l'auteur, pas le grand groupe qui le plume), éventuellement associé aux ventes/bénéfices comme collaborateur.

Écrit le 14/02/2012 à 17:28

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Publié par Guillaume Bookstory

en réponse à Le Corback  

Le Corback, intéressant pour les inconnus. J'en profite : Un prix évolutif, en fonction des vente ? Plus le livre est téléchargé, plus on peut se dire qu'il est apprécié, plus son prix augmente ?

Écrit le 15/02/2012 à 09:30

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Publié par racine

 

Deja je pense qu'un editeur doit s'occuper de l'auteur...
Une villa et mangaille à volonté. Ensuite ils donnent le livre à ceux qui veulent bien le lire.

Electronique ou pas ça ne change rien.

L'éditeur doit être un mécène, l'auteur un artiste et le lecteur un bon public.

L'argent n'a aucune espece d'importance. Il engendre la violence et cela nuit énormément à la création!

J

Écrit le 18/02/2012 à 04:22

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Publié par nan mais

 

Voilà le résultat du coût du livre...

http://www.numerama.com/magazine/21718-gallimard-pousse-un-passionne-de-litterature-a-tout-arreter-maj.html

Écrit le 19/02/2012 à 02:50

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Publié par heralight

 

Un livre papier est ... un bien physique. On n'achète pas qu'une histoire, on achète un objet, qui est:
_non périssable
_prêtable
_vendable
_revendable
_échangeable
_annotable
_accessible partout
_personne peut vous le reprendre
_feuilletable

un lecteur ebook(e-ink) actuel donne la qualité d'un livre de poche, moins les qualités suivantes:
_non périssable
_prêtable
_vendable
_revendable
_échangeable
_annotable
_accessible partout
_personne peut vous le reprendre
_feuilletable

:)

la conservation est limitée au format drm ou pas. Vous changer de lecteur et votre ebook sous format epub ou kindle peut ne peut être plus supporté ou accessible.
il n'est pas revendable ni prêtable, ne demande pas de coût d'impression, les coûts publicitaires sont virtuels (en ligne)

Ainsi acheter un ebook 7 euros alors que son équivalent poche est à 8 euros est vraiment une arnaque.

Ainsi une règle de calcul basique pourrait être Min(promo, poche, grand format)/ 3

Un ebook, avec ces coûts de production (excepté écrivain et rémunération éditeur), de stockage et de promotion nuls (simple listing sur le web) devient un bien de grande consommation, devant être accessible comme une baguette de pain.
On ne peut pas s'auto congratuler LE pays de la culture, tout en facturant la culture plus de 1-2 euros par ebook, l'effet de masse compensant amplement le faible prix. On ne parlerait plus en centaines ou milliers mais en millions d'exemplaires.

Avec ce type de prix, il n'y aurait pas de piratage et pas besoins de drm.
Cela est valable pour la littérature et pour les livres scolaires et scientifique.
L'école ferait une énorme bêtise en passant au numérique avec les coûts actuels, un livre scolaire numérique au même prix que le papier ne serait jamais amorti et ruinerait les familles et l'état.

Enfin, pour éviter les travers actuelles des droits d'auteurs, ces derniers devraient être alignés sur les périodes des brevets. Je ne vois pas ce qu'apporte de plus un écrivain par rapport à l'invention de la photographie ou d'innovation dans la biologie.

Écrit le 07/03/2012 à 17:54

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Publié par Fayet

 

Ouais enfin surtout pas vos idées !! Si la musique coûte si peu chère c'est a cause d'apple et sa politique sur les prix, qui se revele être un désastre évidement dissimulé par c'est la faute au pirate !!!!

Quand aux séries j'ai du mal a comprendre pourquoi il n'y a déjà pas de diffusion générale sur l'internet avec la pub qui va bien il y a moyen de rentabiliser rapidement ....

Mais les livres c'est pas pareil, je ne veux pas de pub avec un livre, et je ne veux pas que l'auteur creve de faim !!! Un livre çà se paie ! Surtout que pour les plus crevards ou plus pauvres il y a toujours les biblio !

Écrit le 07/03/2012 à 21:06

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Publié par heralight

en réponse à Fayet  

Parce que vous pensez qu'il existera encore des bibliothèques avec le numérique?

Vous pensez encore que vous pourrez citer un extrait en classe d'école sans devoir payer le numérique?

En gros, vous dîtes, que à partir de maintenant (début du numérique), l'Humanité doit attendre, avec de la chance, 120 ans en moyenne (mort de l'auteur + 70 ans) pour accéder à des idées gratuitement? Comment croyez-vous que l'Humanité a évolué si n'est pas en rendant disponible aux masses différents bien culturels (sciences, littératures, ...etc) ?

Votre exemple d'Apple est nonostant, le problème n'est pas le prix, que je trouve encore trop cher, mais la répartition de ce gain. Et, oui, l'auteur devrait avoir un plus grand pourcentage, mais pas au dépend du lecteur. Et là, c'est aux auteurs et à l'état de négocier cette revalorisation.

Enfin vos 3 paragraphes se contredisent,
1. vous êtes contre les prix bas et l'hypocrisie
2. Vous ne comprenez pas que les prix ne soient pas plus bas
3. les auteurs doivent bien vivre, les prix doivent être élevés tout en étant gratuit pour les pauvres et les crevards (sic) (la majorité non? vous et moi?)

En suivant vos idées (sic:) un metteur en scène de série tv devrait être moins riche qu'un musicien et encore moins qu'un écrivain. Vous nous proposez le concept de caste?

Pour conclure, vous êtes peut-être plus littéraire que scientifique, en ce qui me concerne, je suis pour l'égalité de traitement.
Ainsi les inventions de Leonard de Vinci, auxquels on appliquerait actuellement la protection des brevet, ne devrait pas être moins ou plus protégé que Rousseau avec ces confessions.

Actuellement le droit d'auteur avec les rémunérations et containtes qui lui sont lié, est totalement détourné de son esprit d'origine, par les différents acteurs du marché.
Ce constat ne risque pas de s'améliorer avec la consolidation du marché en cours comme le montre l'actualité avec la candidature de Gallimard au rachat de flammarion.

Écrit le 08/03/2012 à 15:18

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Publié par javelle

 

Je suis choquée de voir que plus de 50% des participants ne veulent pas donner plus de 4 euros pour un livre numérique. Doit-on comprendre que lorsque ces personnes achètent un livre "physique" ils ne payent que pour le papier et l'encre?? De quoi doivent vivre les auteurs et éditeurs? Comme dit Fayet un livre ca se paie quelque soit sa forme!
Je tiens à préciser que je ne suis aucunement adepte du livre numérique.

Écrit le 09/03/2012 à 10:54

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Publié par jel

 

Quand on achète un livre, on :
- rémunère l'auteur;
- paye les coûts fixes (traduction, corrections, …);
- rémunère les prises de risque;
- paye les coûts marginaux (impression, stockage, retours, matières premières, …)
- rémunère les intermédiaires utiles.
Si on estime que le coût d'un livre poche est correct, on doit admettre que le passage au livre numérique fait disparaître des coûts, des intermédiaires. Donc que le livre numérique doit être moins cher que l'équivalent papier de plus bas coût (puisque la vente à perte est interdite ;)
Non, l'acheteur ne paye pas que pour le papier et l'encre, mais pour ne prendre que cette partie, il n'y a aucune raison de continuer à payer ce qui a disparu des coûts.

Pour ne donner qu'un exemple pratique. Sur la période 03/2011-03/2012, j'ai acheté 59 livres électroniques (ebooks)pour un prix moyen de 5,7€
Une grosse partie à 5€, quelques uns à 10-13€
(non parus en poche)
Avec quelques refus d'achat caractérisés quand un éditeur s'est permis des livres à 153% du prix de ses versions 'poche'
Presse-Pocket, pour ne pas le citer.

Écrit le 10/03/2012 à 11:16

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Publié par heralight

en réponse à javelle  

Pour répondre à javelle, ce qui est surprenant, c'est que des éditions papiers à 2 euros existent, avant l'euro, elles étaient même à 5 frcs, et donc rémunèrent les auteurs.
Un exemple : Folio 2 euros :
http://www.chapitre.com/CHAPITRE/fr/livres/a-ne-pas-manquer/poches/collections/gallimard/folio-2-euros/Shop_15463.aspx
Hemmingway:
http://www.chapitre.com/CHAPITRE/fr/BOOK/hemingway-ernest/une-drole-de-traversee,39029409.aspx

En France, une entreprise ne peut pas vendre à perte, 2euros, donc l'impression d'un livre coûte vraiment rien... Et elle doit payer ces employés avec ...

Enfin ne pas oublier le sujet tabou de l'inflation des prix. Un exemple, mes livres de poches achetés en 2007, affichaient un prix moyen de 6 euros, en 2012 même gamme, même auteur 8 euros. soit plus de 30% d'augmentation.

Une règle en économie, vends cher peu d'exemplaires, ou vend à bas prix mais en masse.
Les éditeurs manipulent les lois (rapporteurs des loi?) pour vendre cher mais en masse, le tout en utilisant la sensiblerie sentimentale qu'on certains à l'intention des livres.
Le pilon est un autre des moyens leur permettant de maintenir des prix élevés artificiellement, le tout au dépend de l'auteur et du lecteur.

Enfin, vous répondez sans prendre en compte les contraintes du livre numérique, qui diminue grandement sa valeur et en fait un produit périssable, vous n'êtes pas sûr de pouvoir le rouvrir dans 5 ans.

Écrit le 11/03/2012 à 10:38

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Publié par G L

 

Quand un livre n'était qu'un paquet de feuilles imprimées reliées entre elles, chacun des intervenants (auteur - traducteur - éditeur - imprimeur - libraire - bibliothécaire - lecteur) se repérait sur le coût de l'OBJET pour évaluer sa rétribution.

Maintenant que le texte peut circuler, être lu et (c'est le plus déstabilisant) être dupliqué sans qu'un objet matériel lui soit associé les rétributions mise en place sur plusieurs siècles après une grosse crise lors du passage du manuscrit à l'imprimerie n'ont plus de base.

Dans ce cas très courant (les techniques liées à l'informatique en ont provoqué beaucoup, certain comme la vente des logiciels restent en suspend depuis des années et provoquent beaucoup de débats) on ne réuni pas les différentes parties pour trouver une nouvelle convention acceptable par tous (il y faudrait au moins l'ONU, l'UNESCO,l'OMC, ...) mais on laisse jouer les rapports de force (me tapez pas dessus, c'est comme ça, j'y peut rien.)

Si ce que je dis n'est pas idiot, ça a au moins une conséquence: puisque le texte lui même a remplacé l'objet, il vaut mieux raisonner en fonction du texte pour ce qui est du prix et de la répartition entre les différents intervenant: il y a des livres qui ne peuvent exister que si l'auteur est suffisamment rétribué pour le très gros travail qu'il a fourni, d'autre où l'auteur est suffisamment rétribué par le simple plaisir d'écrire même quelques autres où l'auteur est prêt à payer pour que ses écrits soient diffusés.

Il y a des livres "qui se vendent tout seul" et d'autres qui nécessite un très gros effort de "promotion" pour avoir une petite chance d'être achetés et même lus.

Une bonne traduction peut être plus difficile que la rédaction initiale.

Etc, etc, etc.

A mon avis les statistiques sans indication précise du contenu des textes sont sans grand intérêt (et c'est peut-être pour ça qu'elles sont diffusées...)

Écrit le 11/03/2012 à 10:40

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Publié par axel

 

Le prix des ebooks: un sujet passionnant
J'imagine que les auteurs envoie aux éditeurs des formats numériques donc l'éditeur fait de la relecture, mises en pages et traductions puis il obtient un ebook. Cet ebook a donc un cout fixe mais quasiment pas de cout variable (en vendre 1 ou 10 000 revient au même). Les couts fixes sont donc d'autant plus vite amorties que le nombre d'ebook vendu est élevé ce qui plaide pour un livre peu cher pour attirer des lecteurs dans toutes les couches de la société et éviter la préférence pour un site pirate. En plus, l'éditeur peu amortir sur les livres papiers!!!
résultat si le prix d'un ebook dépasse 1 euros c'est du vol car les couts de production sont moindres et le consommateur rationnel préfèrera dans la majorité des cas la version pirate gratuite de qualité et facilement trouvable

Écrit le 30/03/2012 à 14:00

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Publié par Anna

 

Bonjour,

Il me semble que les prix pratiqué sur les ebook en anglais sont raisonnables et aient permis aux ventes de ebook de décoller aux Etats-Unis.

Je lis souvent en déplacement, et vois une vraie utilité au livre numérique, mais les prix pratiqués sur les livres en français, nettement plus cher que le livre poche, sont rédhibitoires pour moi.

Écrit le 22/04/2012 à 15:37

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Publié par Shnoulle

 

Juste une toute petite remarque, un tiote ereur sur le lien, un espace en trop avant le ? fait bloquer le lien.

Donc:
http://www.nytimes.com/2012/05/11/opinion/where-do-e-books-go-when-you-do.html

Écrit le 13/05/2012 à 13:47

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Publié par lecteur

en réponse à Histah  

Des livres numériques aussi cher qu'en version papier, alors que l'on n'a pas le support, et sans équivalent prix pour le livre de poche, c'est l'industrie du livre qui veut se faire du gras sur notre dos !

Honnêtement, on peut comprendre qu'en terme d'infrastructure, ils aient besoin d'investir, mais le coût est actuellement rédhibitoire, cela ressemble à la période où les séries étaient vendues sur internet à 10€ l'épisode, où encore le temps des offres internet à 45€ sans la télé ni le téléphone, il faut arrêter de prendre les clients pour des vaches à lait !

Le prix doit être au moins inférieur ou égal au prix poche, lorsque celui-ci existe, et pour les nouveautés, les prix de l'ordre de 15-20€ sont abusifs, le seuil maximum devrait être de 12€ à mon gout.

Écrit le 09/07/2012 à 12:23

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Publié par Bob

 

Bonjour,

Est-ce que quelqu'un a une idée du coût de production d'un livre numérique enrichi? (Coûts fixes et coûts variables)

Écrit le 13/12/2012 à 15:18

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Publié par amborix

en réponse à heralight  

Tout à fait d'accord avec toi. Le coût des livres numériques grevés de l'inconvénient des drm ne se justifie pas. C'est se moquer des lecteurs que de proposer de tels prix.

Écrit le 17/12/2012 à 12:53

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