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Le numérique permet un niveau d'échanges inédits pour les auteurs amateurs

Par Karim Wadye Oumoussa,Le jeudi 13 janvier 2011 à 16:56:01 - 1 commentaire

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C’est presque un lieu commun en France : un français sur deux se met à écrire un livre dans sa vie. Les éditeurs en reçoivent une proportion considérable en manuscrits, complets ou partiels, et n’en retiennent qu’une infime partie, devant trier, quand ils y parviennent, entre ceux qui sont appropriés à leur positionnement éditorial, ceux qui sont d’une qualité suffisante pour être publié, même avec un accompagnement préalable et ceux, la très grande majorité, qui ne rentrent pas dans leurs critères. Parmi ceux-là, beaucoup aimeraient un soutien, un espace de dialogue, un retour sur leurs écrits dont ils ont bien conscience de l’imperfection.

Karim Wadye Oumoussa,
fondateur et dirigeant d’eBookPulp
Il est donc nécessaire de créer des espaces d’expression, d’échange d’expérience et de dialogue en amont. En outre, avec l’avènement et le succès croissant des services de publication en ligne en autoédition, ce besoin est encore plus crucial pour hausser le niveau global des œuvres proposées.

En ces temps où de mauvais augure s’apitoient sur la baisse de qualité du français écrit et les déficits de lecture de nos contemporains, il faut considérer comme un signe extrêmement positif l’ensemble des contenus originaux proposés en ligne et réaliser que ceux qui restent dans des tiroirs représentent une masse encore plus considérable que leurs auteurs, s’ils le souhaitent, peuvent raviver et donner à découvrir. Il suffit de voir parallèlement le nombre de blogs sérieux qui donnent à mesurer l’expertise et les qualités rédactionnelles de leurs auteurs, loin d’être tous édités et adoubés par des maisons d’édition, pour voir que l’internet a permis une considérable libération de la parole écrite, enrichie et complétée le cas échéant par l’insertion d’images ou d’éléments multimédia.

Avant de s’autoéditer ou de tenter l’aventure d’un éditeur traditionnel, il manque très clairement des espaces dédiés à la critique constructive, à la relecture, à l’échange d’expériences, sans que cela se limite à un site d’informations pratiques, un annuaire d’adresses d’éditeurs ou un catalogue d’offres pas toujours honnêtes ni transparentes. Les réseaux sociaux, où les internautes postent leurs contributions, commentent et recommandent tel ou tel article, représentent un modèle pertinent pour un espace d’expression exigeant et dynamique, renforcé par des outils pertinents d’annotations, de messagerie, de renvois vers ses autres activités communautaires en ligne (blog, réseau social, forum…), et de lecture bien sûr.

Tout cela n’a d’intérêt ni d’efficacité que dans l’animation et la dynamique indispensable que doivent accompagner les auteurs plus ou moins chevronnés. Il faut les informer, les soutenir, les accompagner au long cours et créer des rendez-vous, des rencontres, qui justifient le temps, par définition important, que requièrent la lecture, l’assimilation, l’analyse et la formulation de la critique d’un texte. Il est important d’aller à la rencontre des publics qui semblent les mieux disposés pour s’y investir, associations locales d’écriture, seniors disposant de temps libre et amoureux des livres, étudiants en sciences humaines intéressés par l’expérience ? etc.


Alors que le succès critique et populaire des polars scandinaves, dont plusieurs sont le résultat de cours d’écriture prodigués par des auteurs et écrivains confirmés, est salué partout, il est assez curieux, pour ne pas dire regrettable, qu’en France, la tradition de l’écrivain « pur », n’usant d'aucuns artifice et grand ordonnateur de son œuvre, limite l’ouverture à ce genre non seulement d’initiatives, mais de nouveaux métiers. Or c’est manifeste, les auteurs amateurs sont en demande, tant de s’exprimer que de confronter leurs écrits. En une formule, d’apprendre à mieux penser leur rapport à la chose écrite.

Pour finir sur une note prospective, nous avons la certitude qu’une fois les communautés d’auteurs/lecteurs/relecteurs consolidées et significatives, les acteurs de l’édition traditionnelle investiront davantage dans ces espaces où, sans aucun doute, à condition de jouer le jeu correctement, ils collecteront des avis, retours et critiques précieux, ainsi qu’un lien renforcé avec de possibles clients. La question étant, se limiteront-ils à leurs propres prés carrés, afin avant tout de promouvoir les titres de leur catalogue, ou encourageront-ils leurs auteurs et leurs cadres à s’ouvrir aux auteurs en devenir, à se mettre à leur niveau, entendu que leurs successeurs demain seront peut-être issus des sites communautaires des amoureux des lettres ?

Mots clés :
numerique - echange - amateurs - auteurs



Réactions

Publié par karimbhay

 

Moi aussi, je crois fortement en l'avenir de l'auto-édition et du livre numérique en France... car la vague a déjà fait ses preuves ailleurs aux USA (Etats-Unis), au Canada (Québec), par exemple où des best-sellers littéraires ont été les fruits de l?autoédition. En effet, tout le monde écrit ou aimerait le faire. Le monde évolue à grande vitesse et le nombre des livres autoédités a dépassé en 2009, le nombre de livres édités...! Et si le XXIème siècle littéraire se jouait sur le web ? Et si l'auto-édition était la voie la plus intéressante à long terme ? Car il ne faut pas oublier que c'est une vraie démocratisation de l'écriture ! Justement, des personnes qui écrivent, il y en a beaucoup...et les maisons d'éditions qui ont pignon sur rue et qui croient avoir le monopole des publications, depuis 150 ans préfèrent parfois publier des auteurs connus pour ne pas couler ! Tout est basé sur le business ! Nous les petits écrivains de l'ombre, on n'a du mal encore à se faire connaître mais je crois que le XXIème siècle va marquer ce tournant, cette révolution comme cela s'est déroulée pour la musique et même la politique étrangère lorsqu'on regarde le réveil et la révolution des consciences dont a su faire preuve les peuples des autres pays ! Les maisons d'éditions classiques peuvent très bien publier des navets, ça peut arriver car tout est relatif, tout jugement à l'instant T aussi est à relativiser ! Tout n?est qu?une perception relative des choses sur la plan kinesthésique, auditif, visuel, olfactif et gustatif à l?instant T, dans un monde donné et un contexte déterminé?Tout le monde peut se tromper même un comité de lecture averti et serein !!!!! Donc règle numéro 1 : Ne jamais se décourager dans la vie et persévérez dans toute entreprise?pour qu?écrire reste une passion libre et indépendante et que lire un plaisir dicté par le vent de liberté?et non imposé?

Et puisque nous discutons enfin objectivement sur l'autoédition et sur sa démocratisation certaine, son avenir plausible..... Il se peut qu'en auto-édition, il existe aussi des livres magnifiques ! Non ? D?après vous ce n'est pas possible ? Rien n'est impossible ! Et puis un succès c'est tellement aléatoire, tu peux avoir du succès aujourd'hui et être oublié demain.... l'inverse est aussi vrai.... car tout évolue... rien n'est figé...Voilà ! J?ai sciemment fait le choix de me faire publier par thebookedition.com... pour le moment c'est le plus avantageux et très moderne : C'est écologique (les livres ne sont publiés qu'à la commande), pas de contraintes d'achat (il n'y a pas de stockage de livres, ni d'obligation d'achat pour l'auteur), et intéressant (tu peux avoir jusqu'à 20 à 25 pour 100 du prix de vente au lieu de 1 à 3 pour 100 chez les éditeurs classiques). Par ailleurs, le livre devient visible et accessible via le net.... et cela permet de faire une diffusion qui dépasse les frontières....le livre voyage à travers la toile et comme un phénix renaît de ses cendre, visite les internautes des pays, diversifie encore plus les consciences et fructifie et mondialise la culture générale !
Je crois foncièrement en l'avenir de l'auto-édition en France ! Le seul problème c'est que les gens ne sont pas tous encore prêts et synchronisés pour acheter les choses via le web ! Moi je préfère largement l'auto-édition et ne compte pas changer d'avis ! J?incite même tous ceux qui écrivent à se renseigner et à se faire connaître...Je crois que les vrais lecteurs et lectrices humanistes et ouverts savent où se situent les vrais talents ! L'auto-édition est la voie royale du XXème siècle! Elle présente de nombreux avantages ! J'ai publié mes deux livres : un roman autobiographique intitulé Année 2043 : Autopsie D'une Mémoire et une monographie culturelle et historique de l'espace insulaire de Nosy-Bé intitulé Nosy-Bé : Âme malgache, C?ur français chez the bookedition et j'en suis même très ravi et satisfait par leur efficacité et leur honnêteté. J'incite fortement tous ceux qui écrivent à mettre en avant leur talent et utiliser l'auto-édition qui j'y crois fortement sera le futur et le XXIème siècle des livres... le XXIème siècle en Littérature se jouera sur le WEB et non dans les rayons des librairies et les livres ne seront plus le monopole d'un échantillon de critiques littéraires ...Le XXIème siècle sera celui du succès de l'auto-édition et des écrivains libres et indépendants ! J'ai un exemple à donner à ceux qui haïssent les auteurs et surtout les petits auteurs qui essayent de garder leurs indépendances d'esprit et d'écriture. Au XVIIème siècle, Colbert, Lully et Louis XIV se sont tous acharnés sur la Fontaine et ils se sont tous trompés ! Car par la suite l'auteur des fables a été immortalisé par l'École de la République 2 siècles plus tard ! J'essaye en tant qu'auteur moi aussi de me faire connaître dans la jungle des publications. C'est vrai que Internet reste un bon moyen moderne pour le faire car la preuve c'est que ce soit en bien ou en mal, le livre fait parler de lui ! Nos livres, nous les petits qui sommes encore à l'ombre, nous les avions écrits avec passion, avec imagination et patience...je comprends que cela puisse irriter quelques criticaillons... d'ailleurs je ne sais pas pourquoi..ça irrite.....;je suis conscient qu'un écrivain n'est pas ou n'a pas été tellement reconnu de son vivant...La vrai reconnaissance vient souvent à titre posthume?..Nous connaissons les cas de Stendhal qui avait dit qu'il ne sera connu qu'à partir de 1935 , de Victor Hugo qui a dû essuyé les critiques poignantes d'un Sainte-Beuve (qui au passage était l?amant aussi de sa femme Adèle !), Alfred de Vigny, Charles Baudelaire, Honoré de Balzac qui avaient leurs détracteurs au XIXème siècle et étaient considérés comme des marginaux !!! Qui aurait pensé le contraire ? Qui voulait penser le contraire ? Il y aussi le cas de fragile de Voltaire au XVIIIème siècle, victime de la censure royale ou la Fontaine au XVIIème siècle, qui n?avait pour résumer la situation que le soutien des femmes et du peuple et qui était mal aimé du roi de France et du ministre Colbert, ou encore Musset dont le pièces de théâtre n?ont été reconnues qu?après ? bien longtemps après??, Albert camus était malaimé de la presse?.Parmi les peintres en outre, nous pouvons donner des exemples comme Van Gogh ou Monnet, Cézanne, Gauguin, Modigliani, Camille Claudel, Caspar David Friedrich, Courbet et Manet..Et bien d'autres encore qui ont lutté à contre-courant, et dont les talents n'ont été reconnus justement qu'à titre posthume par des générations qui ont eu un regard plus objectif et dénué de jalousie. Les grands hommes naissent toujours après leurs morts ! La vraie reconnaissance du public et du peuple et la célébrité historique et littéraire viennent souvent à titre posthume ! Tout est tellement aléatoire ! Tout est tellement relatif ! Et aucune vérité n?est universelle ! La grande révolution littéraire est en marche à travers l'indépendance retrouvée des auteurs et des écrivains ! Les temps changent et les consciences évoluent ! Vive l'auto-édition libre ! Chaque fois qu?il y a une nouveauté, les contemporains la rejettent?.ce sont les descendants qui en font une révolution ou un chef d??uvre?
Le XVIème siècle était celui de l?humanisme, le XVIIème siècle celui de la dramaturgie, le XVIIIème siècle celui de la Liberté, le triomphe de la raison et de la philosophie, le XIXème, celui des romans et de la poésie, le XXème celui du progrès exponentiel, le XXIème siècle sera celui de l?autoédition, de la liberté et l?indépendance des écrivains?
Pour moi le livre va toujours rester l?emblème du savoir. Ce sont les supports qui changent. Les lecteurs liront toujours?.et le monde est en train de passer du matériel au virtuel. C?est nouveau pour nous, mais comme chaque génération est transitoire.. Ce ne sera que du passé pour les descendants du XXIème siècle? et XXIIème siècle?L?homme a d?abord écrit sur les parois des grottes, sur des obélisques, sur des tablettes de pierre ou d?argile, sur des os, sur des papyrus et pour finir sur du papier. Le livre est né lorsque le support de l?écriture est devenu léger et portatif?. un peu comme les ordinateurs aujourd?hui?.Les ancêtres des livres sont des tablettes en argile. Les parchemins, les feuilles, les bambous, partout dans le monde à travers les différents continents, les différents supports changent mais le savoir est toujours là, il circule et se confond avec d?autres savoirs?et à l?heure de l?autoédition libre et du numérique, nous sommes une génération charnière qui vivons une longue révolution culturelle grâce à Internet !

Écrit le 01/05/2011 à 12:30

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