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Crac, boum, hue : le ministère de la Culture à Angoulême
On bulle et tout va bien
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En décembre dernier, Aurélie Filippetti se mettait bien avec le monde de la bande dessinée en saluant Emmanuel Guibert, auteur de L'enfance d'Alan et alors tout juste lauréat du prix de la Critique de l'ACBD, fait suffisamment rare pour être souligné. La semaine dernière, la ministre s'est réglée au rythme du festival d'Angoulême.

Aurélie Filippetti et Albert Uderzo, à Angoulême : l'enthousiasme
Dans la lignée de son intérêt pour la bande dessinée à l'occasion du Prix de la Critique, la ministre de la Culture a fait état des résultats d'une étude commandée par la rue de Valois sur la consommation des bandes dessinées dans l'Hexagone :
[Cette étude] fait apparaître que tous les français disposent désormais d'un minimum de connaissances en la matière et que plus de trois français [sic] sur quatre déclarent en avoir déjà lu. Cette proportion passe à neuf français sur dix pour les moins de 30 ans, et 90 % des 11-14 ans. Cela démontre, s'il en était besoin, le lien fort entre jeunesse et BD, et la place croissante que, par simple effet générationnel, la BD est amenée à occuper dans les pratiques culturelles.
S'appuyant sur des chiffres publiés la semaine dernière, la ministre salue la croissance du secteur (+0,5 %) sans évoquer une certaine concentration éditoriale qui touche également le 9e art, qui n'est « pas en crise » selon Aurélie Filippetti sur ActuaBD. On en déduirait presque que le livre, lui, n'est pas épargné... La BD, en tout cas, semble un bon cheval sur lequel miser, pour rendre compte de la bonne santé de la culture. Un optimisme qui agace quelque peu certains auteurs de bande dessinée, sur Twitter ou ailleurs.
Ainsi, la ministre a choisi de saluer dans son discours inaugural le réseau de libraires indépendants Canal BD, qui fait état d'un chiffre d'affaires en hausse de 7,5 % pour l'année 2012. L'union fait la force, et la ministre travaille encore et toujours le terrain de l'exception culturelle, qu'elle voudrait voir généralisée à l'Union européenne, par le biais du prix unique du livre numérique.
Dans son interview à ActuaBD, la ministre va un peu plus loin en annonçant « un ensemble de mesures de soutien, notamment pour les libraires ». Rendez-vous au Salon du Livre pour plus d'informations... En préparation de l'événement, le Festival d'Angoulême fut l'occasion d'entretenir des liens avec les éditeurs, et particulièrement le SNE, avec deux clins d'oeil à Vincent Montagne, le président du syndicat : le premier, dans le discours inaugural de la ministre, fut pour « un grand éditeur de bandes dessinées », et le second, dans l'interview à ActuaBD, pour le contrat d'édition numérique, toujours en négociation.
« J'espère que nous allons aboutir à un accord », explique Filippetti pour clore le sujet : aux auteurs de bande dessinée de se contenter de cette profession de foi expresse. « Je pense qu'il n'y a pas de bande dessinée, d'auteurs de bande dessinée, s'il n'y a pas de libraires pour faire aimer et découvrir la richesse de la bande dessinée au lecteur » assure la ministre, une vision de la création qui n'est pas sans rappeler celle d'un « éditeur qui fait la littérature ».
Discours d'Aurélie Filippetti à Angoulême by ActuaLitté
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Antoine Oury Suivre @{USERTWITTER}
Rédacteur en chef adjoint. Créateur du Juke-Books littéraire. Sensible aux questions sociales. A l'écoute sur http://www.coupdoreille.fr
Mots clés :
Aurélie Filippetti -
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bande dessinée -
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