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Amazon modère les oeuvres libres de droit et du domaine public

Du contenu inédit, uniquement...

Par Nicolas Gary,Le jeudi 24 mai 2012 à 15:40:53 - 0 commentaire

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Seth Godin, le grand gourou de la communication, vient de signaler, sur The Domino Project, une modification de grande ampleur dans les étals d'Amazon. Désormais, la librairie Kindle va désormais supprimer les contenus qui ne sont pas pertinents. Et pour faire simple, tout ce qui est sans valeur ajoutée partira aux oubliettes.

 

Les conditions d'utilisations du service Kindle Direct Publishing, permettant la commercialisation de livres numériques pour les auteurs autoédités, ont donc changé. (à voir)

 

Un petit paragraphe supplémentaire signale que les oeuvres du domaine public et les autres types de contenus non exclusifs, seront pris à la gorge.

 

Ainsi donc, les oeuvres libres de droits sont en première ligne dans cette histoire. « Nous n'accepterons pas les contenus qui sont gratuitement disponibles sur le web, sauf si vous êtes propriétaires des droits sur ces contenus », ajoute Amazon. Ainsi, un livre librement diffusé sur la toile ne pourra pas être commercialisé depuis la boutique. 

 

 

 

Autre point très intéressant : « Nous acceptons les contenus du domaine public, mais nous pouvons choisir de ne pas vendre un livre qui relève du domaine public si son contenu est indifférencié ou à peine différencié d'un ou plusieurs autres livres. »

 

Conclusion logique : 10.000 versions du même auteur, allez, Le tour du monde en 80 jours, ne pourront plus cohabiter commercialement, vendues par des personnes depuis leur compte KDP. 

 

La décision est assez semblable à ce qui avait été expliqué à l'éditeur de l'application iKamasutra, par Apple. Qui s'était vu refuser l'accès au Store d'Apple, pour la bonne raison qu'il existait trop, selon les critères d'Apple, d'applications se rapportant au Kamasutra. (voir notre actualitté)

 

Wikipedia, Farming et consorts...

 

Il faudra tout de même remettre un bon point à Amazon, qui semble prendre conscience que l'on ne peut pas laisser vendre tout et n'importe quoi dans sa librairie en ligne. Sauf qu'à lutter contre la profusion de livres du domaine public, abusivement présents, il faut espérer également que l'on supprimera sous peu les livres-spam, que l'on retrouve abondamment dans les colonnes.

 

Ces ouvrages, qui ne sont que des compilations d'articles publiés sous un certain type de licence, se retrouvent alors commercialisés par des tiers. Dans le domaine du contenu à proprement parler, il existe une arnaque qui consiste à reproduire des textes présents ailleurs, pour parvenir à générer un certain trafic, et profiter ensuite des publicités, généralement les liens sponsorisés de Google, pour créer de la richesse. L'autre méthode consiste à créer des articles, répondant aux demandes des internautes, mais sans grande qualité du tout.

 

A lire

Le spam, décliné sous forme d'ebooks, prospère

 

On appelle cela des Content farms, ou fermes de contenus, en ce qu'elles cultivent des produits de manière complètement artificielle - contrairement à un site d'information qui publie des articles rédigés par l'esprit, et les petites menottes de son rédacteur.

 

Ainsi, certains textes repris et vendus au travers de ces ouvrages, s'ils ne sont pas des contrefaçons pures et dures d'ebooks existants, regroupent également des textes issus de Private Label Rights. Il s'agit d'une forme de licence où le créateur originel renonce à ses droits d'auteur exclusifs, pour permettre à des tiers de l'utiliser sous leur propre nom. Ce qui n'est en aucune manière du piratage, contrairement à ce que l'on peut entendre. (voir notre actualitté)

 

L'autre grande aventure, chez les chercheurs d'or-ebook, c'est la commercialisation de livres numériques qui ne contiennent que des articles de Wikipedia, réaménagés pour devenir des ouvrages à part entière… sans évidemment prévenir les internautes et clients qu'ils en seront pour leurs frais, en croyant découvrir des contenus originaux. (voir notre actualitté)

 

 

L'autre question, mais nous y reviendrons sous peu, et de savoir comment des éditeurs officiels publiant des ouvrages libres de droit seront traités par Amazon...

Pour approfondir



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