Lecture numérique > Usages > Actualité

Attraction, répulsion : les relations au livre numérique

d'après le Digital Book World

Par Ania Vercasson,Le vendredi 23 novembre 2012 à 08:04:01 - 3 commentaires

Zoom moins Zoom plus Signaler erreur Imprimer Envoyer à un(e) ami(e)

12

Y-a-t-il des raisons de vraiment détester le livre numérique ? En dépassionnant quelque peu les débats, ne trouverait-on pas un juste propos ? Entendre comme argument pour combattre l'ebook que 'le bruit et l'odeur d'un livre papier' avaient du charme, tout de même... Selon the Digital Book World, on navigue pourtant bien entre attraction et répulsion. Avec de belles raisons, de chaque côté.

 

 

41/365 : K as Knowledge

Marine*B CC BY-NC-ND 2.0

 

 

Alors que la révolution numérique profite à certains acteurs du livre, des personnes détestent encore et toujours les ebooks. On aurait pu penser avant tout aux nostalgiques et indécrottables du livre papier… mais, non. L'une des principales causes de ce rejet de l'ebook est son prix. D'après le Business Insider, les ebooks devraient coûter moins de 10 dollars. Alors, tant que les gens trouveront des livres imprimés moins chers, le coût élevé des livres numériques continuera de passer en travers de la gorge. D'autant plus quand le même ouvrage coûte plus cher… en numérique. C'est le cas de Cloud Atlas, chez Random House, de David Mitchelle.

 

Pourtant, les différentes études menées montrent que les gens sont prêts à mettre le prix, et ce, même dans des ebooks. Il s'avère d'ailleurs que les ebooks les plus vendus au cours des derniers mois ont un prix fixé au-dessus de 10 dollars. Alors même si la perception des gens va dans le sens que l'industrie du livre numérique coûte moins cher à produire et à distribuer, les prix rendent souvent confus le consommateur qui se laisse alors, malgré tout, tenté.

 

Un autre des points négatifs est que lorsque vous achetez un ebook vous n'achetez pas le livre, mais une licence. Il n'y a donc pas d'héritage possible, ni de prêt. Pourtant, la volonté humaine de posséder son bien et de le maîtriser reste bien ancrée dans les mœurs.

 

The Digital Book World de témoigner alors pourquoi on peut aimer les ebooks, pour convaincre les plus réticents :

  1. Ils sont, pour la plupart, moins chers que les livres imprimés. Le journaliste donne l'exemple de son premier achat : 1Q84 d'Haruki Murakami coûtait 35 dollars en version imprimée contre 14,99 dollars en version numérique.
  2. Ils sont très pratiques. « Vous pouvez transporter une bibliothèque dans votre poche. Vous pouvez avoir n'importe quel livre, n'importe quand, à peu près partout ».
  3. Ils donnent envie de lire plus. « Maintenant que j'ai un livre tout le temps sur moi, je lis plus. Non pas que je n'ai pas lu beaucoup avant, mais je lis plus dans le métro, quand je suis en attente, et quand je marche dans la rue ».
  4. Ils offrent une lecture différente. En tout temps, n'importe où (via téléphone), sur de longs trajets.
  5. Ils donnent un pourvoir « au peuple », en ce sens qu'ils permettent à des auteurs qui n'auraient jamais eu la chance de trouver un public d'être lus. « Il y a dix ans, un nombre limité d'éditeurs était la seule voie réelle pour une large distribution d'un livre. Aujourd'hui, avec l'augmentation de l'auto-édition (numérique), n'importe qui peut diffuser un livre ».
  6. Leur évolution est passionnante à suivre. « La croissance des ebooks est l'une des histoires d'affaires nouvelles les plus intéressantes de ces dernières années ».

 

Pour approfondir



Réactions

Publié par DRoynard

 

Je lis aussi bien des ouvrages de droit, de littérature et de physique ou mathématiques.

L'ebook me semble bien adapté à la littérature, à ce qui se lit du début à la fin sans nécessité d'aller-retour.
Pour le droit, c'est encore pas mal, à condition de ne pas avoir à faire trop d'aller-retour.
Pour la physique, ce n'est pas l'idéal, notamment et spécialement pour 4 raisons :
- la surface affichable est souvent trop réduite
- l'ebook ne favorise pas l'aller-retour rapide, la visualisation simultanée ou en mode "chop" (comme pour les anciens oscillos) de 2 parties d'ouvrages
- le format pdf n'est pas très adapté aux liseuses
- il faudrait pouvoir lire des ouvrages au format Latex sur liseuse, ou les transformer facilement et de manière satisfaisante en format mobi ou epub

Ceci en sus du problème lié à la multiplicité des formats d'ebooks et de liseuses et du fait que les liseuses ne lisent pas tous les formats.

Écrit le 23/11/2012 à 09:33

Répondre | Alerter

Publié par Jeanne

 

Je peux vous garantir que lorsque vous achèterez un ebook des Éditions Laska, vous achèterez bien le fichier et non une "licence" ! Ce serait quand même un comble...

Écrit le 25/11/2012 à 20:14

Répondre | Alerter

Publié par Jojo

 

1 - Perso, je préfère payer plus cher et avoir un livre-objet. J'ai un budget pour les livres (comme certains ont un budget pour leur téléphone, ...).
2 - Je ne vois pas trop l'intérêt d'avoir une bibliothèque dans sa poche. Un livre sur soi, c'est déjà des heures d'occupation...
3 - Lire en marchant dans la rue ? Très particulier et assez dangereux.
4 - Le livre papier offre une multitude de lectures également : en poche, grand format, souple, dur, ... Tout est permis.
5 - L'auto-édition : tout le monde écrit son livre, mais qui jouera le rôle de prescripteur ? Aucun filtre éditorial = appauvrissement de l'offre en terme de qualité.
6 - L'ebook se confondera avec les tablettes pour surtout offrir du contenu multimedia. Les gens ne vont pas subitement se mettre à lire parce que l'e-book (pâle imitation du livre est né). Il liront occasionnellement des livres numériques mais seront surtout captivés par leurs mails qui cligoteront en bas de l'écran, leur mur Facebook, leur compte Twitter, les videos sur Youtube, ... Le livre papier restera un objet à part, que l'on s'offrira, un bien matériel avec tout ce que cela signifie en terme de sacré.

Écrit le 26/11/2012 à 15:19

Répondre | Alerter

 

Publier un commentaire

 

publier mon commentaire

Suivez-nous

Désinscription

Les blogs de la rédaction

Nous étions une histoire, Olivia Elkaim

J'ai dit sur My Boox tout le bien que j'ai pensé du roman d'Olivia Elkaim (Stock, février 2014, 256 pages,...

Ma Biblioboite

Une Bibliobox ? Kezaco ? La genèse de la bibliobox (LibraryBox) commence avec celle de la PirateBox. Une PirateBox, c'est...

Chroniques du Lac: « L'innocent » de Philippe Heriat (1908-1971), par Elisabeth Guichard-Roche

A l'occasion de l'article « Siegfried et le Limousin », je vous avais expliqué la genèse des « chroniques du...

pub

Sondage

Les éditeurs et la promotion des livres : paroles d'auteur

 

 

 

 

 

 

 

Voir les résultats

 

© 2007 - 2014 - actualitté.com