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Ebooks : usages des données personnelles et respect de la vie privée

Les ebookstores, les appareils numériques et les acteurs passés au crible

Par Nicolas Gary,Le samedi 01 décembre 2012 à 12:03:37 - 2 commentaires

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Depuis un bon moment, l'utilisation des données personnelles par nos appareils divers et variés n'est plus un secret. Applications avec géolocalisation, choix de lectures et achats de livres (numériques ou non), sont autant d'indélicatesses vis-à-vis de la protection de la vie privée. D'un autre côté, qui souhaite ne plus être surveillé a toujours la possibilité de ne pas en acheter... 

 

privacy preserving data mining

dekstop, (CC BY-NC 2.0)

 

 

D'ailleurs, les marchands ne se cachent plus et font ouvertement usage des différentes données qu'ils peuvent collecter. En milieu d'année, le libraire Barnes & Noble annonçait ouvertement que les informations étaient moissonnées, et triées, pour optimiser les offres faites à leurs clients. 

Pour exemple, les fans de science-fiction, de romance et de crime-fiction sont des lecteurs rapides, plus que ceux de fiction littéraire, et ils achèvent la quasi-totalité des ouvrages qu'ils commencent. Ceux qui s'intéressent à la fiction littéraire sautent plus facilement d'un livre à l'autre. 

De plus, repérer les moments où les lecteurs s'ennuient pourrait aider les éditeurs à créer des événements dans les éditions numériques, en ajoutant un lien web, une vidéo ou d'autres fonctionnalités multimédias, souligne Jim Hit. C'est d'ailleurs l'un des points les plus contrôlés : la lassitude et l'abandon de la lecture - et ce, même s'il reste impossible de déterminer pourquoi le lecteur arrête de lire. (voir notre actualitté)

 

À ce titre, l'Electronic Frontier Foundation vient de publier son guide 2012 des appareils numériques, des ebookstores et des conditions d'utilisation - et de respect de la vie privée des uns et des autres. Un guide d'achat plus pertinent que n'importe quel test d'appareil. Plusieurs questions sont passées en revue : les sites et ebookstores conservent-ils des traces des recherches de livres effectuées ? Surveille-t-on ce que vous lisez et comment vous lisez - y compris quand l'ebook est obtenu depuis un tout autre magasin ?

 

La compatibilité et les formats de lecture sont aussi passés en revue, de même que le traçage des achats effectués, et avec quels organismes les données récoltées sont-elles partagées ? Et à la question : le consommateur peut-il accéder à ses informations, les modifier et les supprimer, le seul marchand à l'autoriser semble être Kobo. Pour les autres, l'indélicatesse règne en maître.

 

En revanche, noter que seul Google Books ne partage pas ses informations avec d'autres sociétés, sans l'accord du consommateur, alors qu'Amazon, Barnes & Noble, Kobo, Sony, OverDrive, IndieBound ne s'en privent pas du tout. 

 

Le guide est à découvrir à cette adresse. (assez impérativement)

 

 

Cindy Cohn, directrice juridique de l'EFF, l'affirmait déjà, début septembre : « Il n'existe aucun moyen de dire à Amazon, ‘Je veux acheter vos livres, mais je ne veux pas que vous suiviez ce que je lis.'. » Car le combat de l'EFF contre le flicage des consommateurs ne date pas d'hier.

 

Et quand ce n'est pas des commerçants, c'est du gouvernement que l'on tente de le protéger, rappelait l'organisation en... octobre 2011. « Les individus devraient être libres d'acheter des livres sans redouter l'intrusion du gouvernement et la chasse aux sorcières. Si l'application des lois donne des raisons de soupçonner des actes répréhensibles, il est alors impératif d'obtenir une ordonnance du tribunal. » (voir notre actualitté)

 

(via The Digital Reader)

 

Pour approfondir



Réactions

Publié par Nobody

 

C'est incroyable qu'ils aient oublié Apple dans leur guide. Je suppose que personne ne sait vraiment ce qu'ils font.

Écrit le 02/12/2012 à 03:08

Répondre | Alerter

Publié par jel

 

Effectivement, le guide cité est d'une lecture indispensable.
Il faudrait rajouter à cela certains logiciels de lecture (online ou non) qui vous proposent de vous aider dans vos choix de lecture.
Aider. L'intention est louable. Mais l'enfer (pas celui de la BNF) est pavé de bonnes intentions.
Autant c'est sans doute productif - quand le lecteur donne explicitement son accord (à chaque fois et que c'est révocable avec droit de 'repentir')
autant on voit pointer 'Big Brother' dès lors que le consentement est plus flou (quand il est demandé/possible…)

Le rêve des éditeurs,… ou des États !
Prédire ce que lit, pense, va penser ;) son fidèle client… et le guider, pour son plus grand bien.

Écrit le 02/12/2012 à 16:03

Répondre | Alerter

 

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