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Enquête : les éditeurs profitent mieux du livre numérique

L'offre augmente, le chiffre d'affaires avec...

Par Nicolas Gary,Le jeudi 20 septembre 2012 à 13:42:25 - 1 commentaire

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La part de production du livre numérique augmente dans les maisons d'édition états-uniennes, montre une enquête réalisée par le cabinet Aptara, pour le compte de Publishers Weekly. Et de ce fait, les ventes augmentent - un effet classique de l'offre et de la demande, finalement ?

 

 

 

 

La 4e étude annuelle d'Aptara montre ainsi que pour 36 % des répondants, la vente d'ebooks représente plus de 10 % du chiffre d'affaires. L'enquête qui a été réalisée en avril, montre qu'à cette époque, 40 % des maisons disposaient de ventes supérieures à 10 % de leur CA, contre 6 % des éditeurs qui assurent ne pas faire de ventes. 

 

Cette hausse des résultats va de paire avec une augmentation de la production de fichiers, en hausse de 64 % des maisons. Désormais, 57 % des éditeurs proposent plus de la moitié de leurs livres en version numérique, contre seulement 31 % voilà deux ans. 

 

Dev Ganesan, président et directeur général d'Aptara considère ces chiffres : « Alors que l'adoption d'appareils mobiles augmente et que les habitudes de lecture changent, alors le paysage éditorial évolue avec eux. Les données de l'enquête, cette année, montrent que les éditeurs, tout en poursuivant une montée en puissance dans leur production, pour répondre à la demande en ebooks, commencent à gagner plus d'argent dans ce processus. Mais comme le précise l'enquête, les éditeurs ont besoin de mieux optimiser leur production numérique, afin de capitaliser pleinement sur les revenus liés au numérique. »

 

Pour rester dans les chiffres, notons : 

 

• 4 éditeurs sur 5 produisent des ebooks, une hausse de 30 % en trois ans

• 36 % des éditeurs ont un CA à deux chiffres, soit une croissance de 100 % en regard de 2011

• 31 % proposent des ebooks enrichis, bien que seuls 12 % constatent un impact positif sur les ventes

• Amazon est le canal de vente le plus efficace, et les sites web des éditeurs sont encore très éloignés 

• 60 % des éditeurs d'ebooks s'appuient sur les versions destinées à l'impression pour créer leurs fichiers

• 65 % des éditeurs ont transformé plus de la moitié de leur catalogue en version ebook. 

 

Des résultats importants, souligne Aptara, et qui sont associés à de nouvelles données sur les moyens de lire.

 

L'iPad est ainsi l'appareil privilégié, à 53 % contre 30 % de répondants qui utilisent un Kindle. Et les éditeurs conservent toujours les mêmes appréhensions quant au marché du livre numérique. Les questions autour des appareils et des formats (l'interopérabilité) pèsent à 61 % dans la balance. Les questions de distribution représentent 35 % des inquiétudes. Puis vient la qualité des ebooks (dans la conversion), à 29 % et les DRM, qui ne préoccupent que 22 % des répondants. 

 

Il faut également retenir que le format EPUB 3, bien qu'aucun appareil ne soit officiellement en mesure de le supporter, intéresse plus de 60 % des éditeurs. Et que, corollaire ou non, ils sont encore 43 % à ne pas fournir les bibliothèques en livres numériques. Près de 900 maisons d'édition de tailles différentes ont pris part à cette enquête. 

 

 

L'enquête, dans son intégralité, est à cette adresse

 

Sources : Publishers Weekly , GoodeReader , Digital Book World , Virtual Strategy

Pour approfondir



Réactions

Publié par Maxime Frantini

 

Voila une étude fort intéressante. Mon expérience atypique ne s'y reconnait pas, mais cela prouve que des voies alternatives se sont ouvertes;

A ce jour, j'ai publié 4 ebooks, un seul livre papier. "Journal d'un hacker" s'est vendu à 2000 exemplaires en ebook depuis Avril. Sorti depuis Août, la version papier se vend très mal. L'explication est simple : sans la puissance des gros réseaux de distribution, il est presque impossible de faire connaitre le livre aux libraires. Il reste donc beaucoup à faire dans ce domaine. Aujourd'hui, les supports se sont multipliés, le public, surtout le jeune public, plébiscite le livre numérique, mais le milieu libraire ne profite pas de cette évolution, parce qu'il ne sait encore puiser dans ces nouvelles richesses. A ce jour, la FNAC ne fait toujours pas une place aux livres auto-édités dans ses rayons. Même s'il est devenu aisé d'être référencé chez Dilicom, donc disponible à l'achat pour les libraires, leurs usages les emprisonnent toujours dans les filets de l'édition traditionnelle.
Le livre numérique poursuit donc sa route, et c'est, pour ceux qui, comme moi, n'ont pas eu la chance d'attirer l'attention d'un éditeur, l'opportunité de trouver un public.
IL est dommage que cette étude n'aborde pas la question en sens inverse, à savoir combien de livres numériques sont publiés sans version papier. Mais il est vrai que ce n'est pas en interrogeant les éditeurs que l'on obtiendra la réponse, par essence, leur priorité reste bon vieux livre de Gutenberg.

Écrit le 21/09/2012 à 14:02

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