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Habitudes et usages du piratage de livres numériques en Hollande

Alors, comment qu'c'est, gros ? Ca geht's?

Par Nicolas Gary,Le jeudi 18 octobre 2012 à 18:16:49 - 0 commentaire

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Chez nos voisins hollandais, le piratage de livres numériques devient un sport national. Une récente étude des cabinets IViR et CentERdata montre que 6,3 % des Hollandais se sont procuré des livres numériques depuis des sources illégales. Un, ou plusieurs ouvrages, d'ailleurs. En revanche, ils sont 7,8 % à avoir payé ces douze derniers mois, pour un ou plusieurs livres numériques. 

 

Pirate Bay book

snckfight  (CC BY 2.0)

 

 

Évidemment, l'étude a été payée par le ministère de l'Éducation nationale, ainsi que différents fournisseurs d'accès à internet et la Koninklijke Vereniging van het Boekenvak - syndicat professionnel du livre. Mais elle portait assez largement sur les différents biens culturels dématérialisés que l'on retrouve dans l'économie numérique. Musique, films, livres étaient pris en compte, et la suite des résultats parle tout particulièrement.

 

En effet, jusqu'à 54 ans, s'approvisionner en contenus piratés est une pratique courante, et ce n'est qu'à partir de 55 ans que le téléchargement s'opère plus naturellement depuis des sources légales. Reste que le livre numérique est encore largement épargné, puisqu'il ne représente quasi rien en regard de la musique, 21,7 % de pirates, ou des films, 18,3 %. 

 

Mais on retrouvera une donnée essentielle, concernant le téléchargement de fichiers pirates : les internautes hollandais se rabattent sur cette solution, quand ils ne parviennent pas à trouver une version payante légalement. Et si l'offre existait, il semble qu'ils seraient disposés à acheter. 

 

Mieux encore : les offres de streaming séduisent de plus en plus les consommateurs, qui accèdent alors aux contenus intégralement. Deux comportements distincts se dessinent, et pour les personnes qui n'ont jamais téléchargé depuis une source illégale, les offres en streaming ne semblent pas pour autant attirantes. 

 

Pourtant, la volonté des clients est de pouvoir dépenser de l'argent. En moyenne, le prix d'un livre numérique acceptable commence à 7,81 € contre 17,71 € pour un ouvrage papier. 68 % des pirates seraient intéressés par une version numérique vendue à ce prix moyen, si le livre n'est pas disponible en version piratée, bien entendu. En revanche, près d'un tiers ne s'y précipiterait pas. 

 

Quant au prêt de livres numériques, il fait son petit bonhomme de chemin. Un tiers des répondants accepterait le paiement d'un abonnement annuel de 30,11 € pour accéder à une bibliothèque. Le plus grand des bémols se retrouve du côté de la disponibilité des oeuvres. (via eReaders.nl)

 

 

L'intégralité de l'étude, à cette adresse

 

Pour approfondir



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