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Jeunes, culture et création : en numérique, tout sauf le livre ?

Il finit en tout cas bon dernier

Par Antoine Oury,Le jeudi 22 novembre 2012 à 09:47:28 - 0 commentaire

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D'après le propre aveu de Philippe Torres, Directeur Conseil et stratégie numérique de l'Atelier BNP Paribas, l'étude qu'il dévoile propose des résultats parcellaires, parce qu'elle n'a été réalisée qu'auprès de 500 jeunes de 18 à 25 ans, toutefois venus de 5 pays différents (France, Allemagne, États-Unis, Inde, Corée du Sud), et équitablement répartis entre féminin et masculin. Malgré tout, certains aspects de l'enquête attirent l'attention sur la créativité numérique.

 

Sculpture: OMG LOL by Michael Mandiberg / Eyebeam Art + Technology Center Open Studios: Fall 2009 / 20091023.10D.55420.P1.L1. / SML

See-ming Lee 李思明 SML, CC BY-SA 2.0

 

 

À noter, même si cela semble un détail : le quart du panel nouvelles générations constitué par l'Atelier BNP Paribas est constitué d'actifs, travaillants tantôt à mi-temps, tantôt à plein temps. Le budget consacré par ces jeunes à la culture n'est pas abordé dans l'étude, quand bien même son impact sur les modes de consommation numérique s'avère révélateur.

 

En se connectant au Web, les nouvelles générations en attendent beaucoup : rapidité, exhaustivité et gratuité, ce dernier critère étant porté par les Français. Un voeu formulé « [d]'une manière idéaliste », néanmoins réaliste, puisque celui-ci n'est pas « incompatible avec le respect des droits des auteurs ni avec leur rémunération » dans l'esprit des jeunes personnes.

 

Seulement, une moitié d'entre eux, pour la France, n'est pas satisfaite des méthodes de rémunération actuelles des auteurs : dans le reste du monde, très peu s'en déclarent pleinement satisfaits.

 

 

 

 

C'est ici qu'une indication du budget moyen consacré par ces jeunes aux achats culturels aurait été particulièrement utile : les interrogés optent en effet majoritairement pour la gratuité, contre visionnage de publicités. Les résultats suivants sont curieux : les 500 jeunes préfèrent un abonnement pour un accès limité ou illimité, et seulement en 3e position un accès gratuit contre la création d'un compte, quand bien même la 2e solution nécessite elle aussi la création d'un compte.

 

 

 

Par ailleurs, les sondeurs ont fait appel à l'imagination et l'audace légendaires de la jeunesse en leur demandant quelles méthodes alternatives de paiement seraient envisageables :

Parmi les méthodes alternatives auxquelles pensent certains d'entre eux on recense notamment :
Via les réseaux sociaux : des promotions, des actions caritatives, des échanges de droits à consommer, des dons de droits à consommer, des dons caritatifs, des conseils, de la publicité indirecte, des bons, des coupons, des récompenses liées à d‘autres achats non digitaux. « Il devrait y avoir des moyens plus simples » : des crédits gagnés ailleurs, des crédits donnés aux auteurs en fonction de la consommation de leurs oeuvres, la possibilité de demander directement aux auteurs de louer leurs oeuvres, autoriser l'accès uniquement aux personnes qui sont inscrites à un fan club, gagner le droit d'accès en effectuant d'autres tâches. Via une somme prépayée, des contrats limités dans le temps, payer une somme libre, une taxe sur les téléphones portables, un impôt, une licence globale, du sponsoring par les réseaux sociaux (en fonction de l'audience), payer un salaire public aux artistes financé par des impôts, une redevance, des votes (click, like etc.)

Tous les pays s'accordent sur la publicité, sauf l'Inde, réticente mais malgré tout utilisatrice de ce mode de paiement, en tête auprès des jeunes du pays. Les paiements à l'acte font encore consensus en France, (ce qui recoupe les résultats du baromètre SNE, voir notre actualitté) Allemagne et aux États-Unis, tandis que l'abonnement séduit les Coréens et les Indiens.

 

 Lorsque l'on aborde la forme que prend la culture dans les navigateurs et appareils électronique des jeunes générations, la musique prend la première place, tandis que le livre n'apparaît qu'en 5e : la faute à un équipement plus volontiers tourné vers les écrans LCD, ou bien à une politique tarifaire loin des largesses de l'offre musicale ou audiovisuelle légale ?

 

 

 

 

Par ailleurs, le format détachable via un téléchargement dépasse d'une courte tête la lecture en ligne, au fort potentiel de croissance : musique, photos et films l'ont en tout cas adopté. La lecture de livres en ligne ne devrait pas tarder à séduire le grand public, après les chercheurs ou les scientifiques... (voir notre actualitté)

 

 

 

 

Pour terminer, un aperçu de la façon dont les jeunes s'approprient les contenus culturels : l'usage personnel reste la règle, avec un partage qui ne s'avère pas si courant, exception faite de l'Inde. La première partie de l'étude relativise d'ailleurs l'importance des réseaux sociaux dans la découverte et le partage des produits culturels. Autre résultat frappant : les Indiens réutilisent massivement la culture à laquelle ils ont accès, pour créer de nouveaux contenus.

 

 

 

Atelier Bnpparibas Nouvelles Generations Et Culture Numerique

Pour approfondir



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