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Au Canada, un enfant sur deux ne sait pas quoi lire, et pourtant il aime ça

Clément Solym - 02.05.2017

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Cette année, la maison d’édition jeunesse Scholastic a commandité une étude auprès de YouGov, sur les habitudes de lectures des jeunes canadiens – anglophones et francophones –, ainsi que leurs parents. Et contrairement aux idées reçues... les enfants lisent. Réjouissance !


Canada
Alex Indigo, CC BY 2.0

 

Dans les grandes lignes, qu’apprend-on ? Que 86 % des jeunes de 6 à 17 ans lisent ou viennent de finir un livre, avec 50 % des enfants qui lisent par plaisir 1 à 4 fois par semaine. 34 % sont des lecteurs quotidiens et, bien entendu, les filles lisent plus que les garçons. 

 

« Chez les enfants, en particulier chez les lecteurs réguliers, la lecture procure de l’inspiration (76 %) et un sentiment d’accomplissement (90 %) », indique le rapport. Mais cette habitude découle surtout de ce que les parents montrent l’exemple : 57 % des enfants lisant régulièrement ont des parents qui font de même, 5 à 7 jours par semaine.

 

L’intérêt pour les livres, la tendance est confirmée depuis longtemps, diminue avec l’âge : « Cinquante pour cent (50 %) des enfants âgés de 6 à 8 ans lisent pour le plaisir de 5 à 7 jours par semaine, comparativement à seulement 25 % des 15 à 17 ans. Quatre-vingt-trois pour cent (83 %) des parents aimeraient voir leurs enfants passer moins de temps devant des écrans. Ce chiffre passe à 90 % pour les parents de lecteurs occasionnels. »
 

Avec une moyenne de 80 livres par foyer, les attentes sont assez clairement définies : un enfant sur cinq cherche un livre avec des personnages différents, qui l’éloignent de sa réalité – d’après les parents. 74 % des parents estiment d’ailleurs que cette diversité est définie. 

 

« Quatre-vingt-quatorze pour cent (94 %) des enfants affirment que leurs livres préférés sont ceux qu’ils ont choisis eux-mêmes, et presque tous les enfants (92 %) affirment qu’ils sont plus enclins à terminer un livre qu’ils ont choisi eux-mêmes. »

 

Cependant, 50 % des enfants ne trouvent pas forcément des livres qui leur plaisent. « Près de la moitié des enfants âgés de 6 à 17 ans (46 %) et de leurs parents (45 %) veulent des livres qui font rire. Quand ils choisissent un livre à lire pour le plaisir, les enfants de ce groupe d’âge (39 %) et les parents (41 %) recherchent également des personnages qui sont confrontés à un défi et le surmontent. »
 

Les garçons lisent plus ces dernières années, et voudraient lire plus encore

 

Notons enfin que la lecture à voix haute est très prisée des enfants et parents – 9 sur 10 la sollicitent. Chez les 6-11 ans, elle incarne un moment particulier, mêlé d’amusement, tout en étant capable de susciter l’amour de la lecture. 

 

À ce titre, « plus de la moitié des parents (54 %) ont reçu des conseils d’amis ou de membres de la famille indiquant qu’il serait bénéfique de lire à voix haute à leur enfant dès la naissance ; malgré ce conseil, seulement 35 % des parents de 0 à 5 ans ont commencé à lire à leur enfant avant l’âge de 3 mois ».

 

Enfin, la lecture, durant l’été, serait nettement plus profitable : 84 % des enfants le croient et 96 % des parents aussi. Ces derniers optent pour différentes techniques afin d’amener leur progéniture à ces lectures estivales : les emmener à la bibliothèque, prendre des livres durant les vacances ou pour les voyages en voiture, voire établir une réserve d’ouvrage. 

 

« Seulement un parent sur trois (31 %) a entendu parler, lu ou reçu des conseils sur la perte d’aptitudes durant l’été, c’est-à-dire la perte des connaissances acquises durant l’année scolaire. »

 

L’étude est basée sur un échantillon national représentatif de 1 939 parents et enfants, dont 371 parents d’enfants âgés de 0 à 5 ans ; 784 parents d’enfants âgés de 6 à 17 ans et un enfant âgé de 6 à 17 ans issus de ces mêmes foyers.


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