Ce 23 avril, j'offre un livre à un enfant

Auteur invité - 14.04.2018

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Pour la Journée mondiale du livre, qui se déroulera ce 23 avril, les enfants seront à l’honneur. En effet, en Belgique, éditeurs jeunesse et scolaires se mobilisent, pour lancer un grand appel. Offrir des livres aux enfants, pour cette journée qui fut consacrée en 1995 par l’UNESCO. C'est avec plaisir que cet appel est relayé dans nos colonnes, comme une invitation à dépasser les frontières.

 

Bathroom reading
Jay Ryness, CC BY 2.0

 

L’opération « J’offre un livre à un enfant » a été initiée en partenariat avec l’Association des Éditeurs Belges (ADEB), la Foire du livre de Bruxelles et le Centre de littérature de jeunesse de Bruxelles. Mais pourquoi, originellement, cette mobilisation des acteurs ?
 

Si l’on se réfère aux résultats en matière de compréhension à la lecture révélés par l’enquête internationale PIRLS 2016 (Progress in Reading Literacy Study), les élèves de 4e année primaire de Belgique sont les plus faibles lecteurs de l’Union européenne et des pays membres de l’OCDE : seulement 1 élève sur 5 dispose de capacités de lecture suffisantes qui lui permettent d’interpréter et d’intégrer des informations contenues dans un texte : à titre de comparaison, la moyenne européenne s’établit à 1 élève sur 2. D’autres études, moins récentes, confirment ce triste constat. 


Des manifestations en faveur du livre et de la lecture existent en Fédération Wallonie-Bruxelles, parfois depuis longtemps (Foire du livre, Fureur de Lire, Lire dans les parcs), des mesures ont été prises (plan lecture), de nombreuses personnes motivées agissent au quotidien (enseignants, bibliothécaires, associations), mais le constat est là, et il est inquiétant. 
 

Les éditeurs estiment donc qu’il est de leur responsabilité de profiter de cette journée pour lancer un appel à l’action. Ils souhaitent en effet que cette question de la maîtrise de la lecture s’inscrive comme une priorité de société, afin de ne pas laisser 4 jeunes sur 5 dans une situation délicate, voire problématique, quant à ses capacités d’apprentissage, de formation et de développement futur. 


Chacun doit se sentir concerné par cette priorité. C’est pourquoi, en ce 23 avril, les éditeurs lancent l’appel à « offrir un livre à un enfant ». 
 

Offrir un livre à un enfant, cela peut aussi signifier l’emprunter en bibliothèque, le choisir dans sa bibliothèque personnelle, et peut-être surtout, prendre le temps de lire un livre à un enfant, ou avec un enfant, chez soi ou en classe. 

 

Une mobilisation qui doit se poursuivre à l’année 


Cette journée du 23 avril n’est pas l’aboutissement d’une action, mais le début d’une mobilisation afin que le livre, mais surtout la lecture et la maîtrise de la langue française, soit à la fête tous les jours ! Le 23 avril marque le début d’une action de long terme qui veillera à : 
 

Communiquer largement sur l’importance de la lecture auprès du grand public, par le biais de campagnes de sensibilisation : si l’apprentissage de la lecture est du ressort de l’école, les parents doivent également être conscients de leur rôle et de leurs responsabilités dans ce domaine.

La maîtrise de la lecture est un enjeu de société.

• Développer le plaisir de lire dès le début du parcours scolaire, et tout au long de celui-ci : de la maternelle à la fin du parcours scolaire, la lecture doit être une priorité. Les écoles, les enseignants, les associations doivent se mobiliser derrière cet objectif.

La non-maîtrise de la lecture est un handicap culturel, social et économique qu’il convient de combattre.

• Approfondir la formation, autour du livre et de la lecture, des futurs enseignants : ceux-ci doivent être mieux outillés pour aborder le livre et la littérature jeunesse dans leur classe.

Il ne s’agit pas seulement d’apprendre à lire, mais également d’apprendre à aimer lire afin que les élèves puissent développer leurs capacités de lecture et d’analyse.

Réfléchir sur les méthodes d’apprentissage : il n’y a probablement pas une seule bonne méthode d’apprentissage. Les enseignants doivent être formés à l’utilisation des méthodes les plus actuelles et veiller à favoriser quotidiennement les progrès : la relation pédagogique établie par l’enseignant, sa personnalité, sa créativité et ses compétences, constituent un des principaux facteurs de la réussite des élèves.
 

Les histoires sans fin

Commentaires

Laevrure c est la vie !

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