Rentrée littéraire : La fashion week des libraires

Les livres favoris de sept auteurs britanniques

Lauren Muyumba - 01.07.2013

Ailleurs - Livre - albums - Jeunesse


Sept auteurs au Royaume-Uni ont choisi des livres jeunesse qu'ils apprécient particulièrement. Leur point commun ? Tous pouvaient être signés par un auteur étranger et avoir été publiés en dehors de l'île Britannique. Une manière de faire découvrir aux jeunes lecteurs des ouvrages qui ne viennent pas forcément de leur propre pays.

 

 

A la demande du journal britannique, The Guardian, David Almond a choisi le livre Nothing de l'écrivaine danoise Janne Teller (interviewée en 2010 par Les Histoires Sans Fin). Rien  (Ed. Les Grandes Personnes en France) a reçu le Prix Libbylit en 2008 pour le meilleur roman jeunesse de l'année publié en français. Dans son pays d'origine, il a bénéficié du Danish Cultural Ministry's Prize en 2001.

 

 

Le livre est paru au Danemark, aux États-Unis, en France, en Allemagne, en Italie, en Norvège, en Suède, aux Pays-Bas, en Finlande, en Croatie, en Slovénie et en Corée du Sud. Traduit en anglais par Martin Aitken, l'ouvrage a été publié au Royaume-Uni par Strident Publishing. «Ce livre, beau et effrayant, m'a figé sur place. Comme beaucoup d'autres lecteurs du monde entier, je ne pouvais pas le lâcher. Pierre Anton décide que la vie n'a pas de sens, alors il quitte l'école, grimpe sur un prunier et y reste (en disant que la vie ne vaut rien.) », déclare David Almond. 

 

Melvin Burgess a choisi Le vrai monde de Natsuo Kirino (traduit par Philip Gabriel - Point Seuil), publié par Vintage en 2008. «J'adore les fictions japonaises pour les mêmes raisons que le cinéma japonais. Natsuo Kirino est une auteure qui dépasse les frontières. Elle s'attend à ce que le lecteur donne son propre sens au texte. Dans Le vrai monde, une adolescente soupçonne que l'assassinat brutal de son voisin a été réalisé par le propre fils de celui-ci».

 

 

Julia Donaldson a choisi Karlosson sur le toit d'Astrid Lindgren. (Livre de Poche Jeunesse  -  2008). «J'ai toujours adoré les livres avec un personnage magique et déraisonnable, comme Mary Poppins ou Peter Pan, qui entre dans un autre monde complètement raisonnable».

 

 

Sarah Gardner a choisi Emile et les détectives de Erich Kästner (Livre de Pôche jeunesse en France) paru chez Vintage. «Cela a été l'un de mes livres de jeunesse préférés pendant des années. À l'origine, il a été publié en 1929 et j'avais neuf ans quand on nous l'avons lu à mon frère et moi».

 

 

Gill Lewis a choisi Moomin de Tove Jansson, paru chez Macmillan (Ed. Le Petit Lezard en France). La série illustrée de la femme de lettres et illustratrice finlandaise est apparue au milieu du XXe siècle. Les moomins sont assez peu connus en France, mais ces gentils trolls ressemblant à des hippopotames sont emblématiques en Finlande.

 

 

Marcus Sedwick a choisi Asterix (publié par Orion et par Hachette Jeunesse en France)la bande dessinée franco-belge créée en 1959 par René Goscinny et Albert Uderzo.

« J'ai mis longtemps à réaliser que ces livres n'étaient pas britanniques, et plus encore à comprendre l'énorme talent de Anthea Bell et Derek Hockridge, les traducteurs. Leur jeux de mots sont de vraies petites merveilles. »

 

 

Le livre préféré de Meg Rossoff est Duck, Death and the Tulip de Wolf Erlbruch (traduit par Catherine Chidgey) publié par Gecko Press (Ed. La Joie de Lire en France).

« Erlbruch est un personnage vénéré en Allemagne. Il donne l'impression qu'il est un artiste incapable de sentimentalité, mais ses dessins ont une délicatesse et un humour doux qui nous aident à faire face à certaines zones inconfortables de l'enfance. Les mots simples de Erlbruch face à la plus grande fatalité de la vie en font l'une des plus grandes œuvres de tous les temps de la littérature pour enfants. »

 

 



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