Les livres jeunesse souffrent d'un grave manque de diversité

Nicolas Gary - 17.07.2018

Ailleurs - représentativité société littérature - livres jeunesse diversité - édition auteurs lecture


Seuls 4 % des ouvrages britanniques pour la jeunesse, publiés au cours de l’année 2017, comportent des personnages noirs, asiatiques ou issus de minorités ethniques (BAME). Les éditeurs du Royaume-Uni manqueraient-ils d’audace ? 

 

Class of 1957, 4th Grade
nhsalumni, CC BY SA 2.0
 

 

Le Center for Literacy in Primary Education (CLPE), qui a commandé l’étude, annonce avoir passé au crible 9115 ouvrages jeunesse. Avec ce premier constat : seuls 4 % contiennent des protagonistes non blancs, si l’on résume – soit 391 livres. Mais plus regrettable encore, seul 1 % a pour personnage principal un enfant noir, asiatique ou d’ethnies minoritaires.

 

De quoi poser problème, en regard des chiffres fournis par l’Éducation nationale britannique : en effet, 32 % des élèves scolarisés dans le cadre obligatoire, en Angleterre, relèvent de cette catégorie BAME (Black, Asian and Minority Ethnic). 

 

Les chercheurs ont également mis en exergue que la moitié des ouvrages de fictions avec des personnages BAME étaient catégorisés comme ouvrages réalistes. De même, 10 % de ces titres évoquent des questions de justice sociale, et un seul est présenté comme une comédie. 

 

Dans l’ensemble, 25 % des titres passés au crible ne se servent de personnages BAME que pour une ambiance de fond. Enfin, 26 % des titres de non-fiction visent un public dit « petite enfance ». 

 

Le CLPE fournit par ailleurs des conseils à destination des éditeurs (et éventuellement des auteurs), pour qu’une meilleure représentativité se fasse dans la production éditoriale. « Le contenu doit être équilibré, autorisant une spécificité culturelle sans réduire les personnages à des stéréotypes désobligeants ou une approche bidimensionnelle. »

 

De même, il encourage à ce que les personnages soient structurés et authentiquement représentés : que ce soit en fiction ou non-fiction, le spectre littéraire doit couvrir largement la diversité de la population. Mais surtout, « l’industrie devrait investir dans des auteurs confirmés et plus jeunes, issus de milieux différents, capables de dépeindre des personnages et des univers avec la connaissance que mérite le sujet ». 

 

L’étude est proposée ci-dessous, ou à télécharger depuis cette adresse.
 

 




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