« Si le livre était une pizza, les auteurs gagneraient…les olives », les auteurs jeunesse expliquent leur rémunération...

Fred Ricou - 30.11.2015

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Les auteurs jeunesse sont souvent invités dans les classes et selon leurs dires, l'une des questions qui revient le plus souvent, et ce, bien avant « C'est toi qui dessines Titeuf ? », « Tu connais JK Rowling ? » et « Page 82, tu fais une référence à la symbolique de la Cène, pourquoi ce choix ? » (pas certain pour la dernière…) vient LA question « Combien tu gagnes ? ».

 

 

S'il est vrai que, dans les médias, quand on parle de ventes et de chiffres en ce qui concerne la littérature jeunesse, c'est pour mettre en avant le succès de Harry Potter, Twilight en encore Hunger Games, la rémunération de la plupart des auteurs français et souvent passé sous le silence… En France, on parle de ventes, pas d'argent, c'est comme ça !

 

Revenons aux auteurs dans les classes, comment répondre à la question « Combien du gagnes » à des collégiens et des lycéens, quand on ne peut pas leur parler d'un chiffre fixe, comme le salaire de leurs parents, et commencer à répondre  par les mots « avaloir » et « pourcentage » ?

Dés l'explication faite, les élèves qui se faisait une idée idyllique de la santé financière d'un auteur déchantent plus que rapidement…

 

À l'occasion du Salon du Livre et de la Presse Jeunesse de Seine Saint-Denis, à la suite de la pétition créée il y a quelques mois, et pour mettre en lumière leur condition d'auteurs et d'illustrateur jeunesse, la Charte propose quatre marque-pages annonçant la couleur « Si le livre était une pomme, les auteurs gagneraient…les pépins. », « Si le livre était une pizza, les auteurs gagneraient…les olives » et ainsi de suite.

 

 

Dans un communiqué adressé à la presse, la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse rappelle, une fois encore :

La littérature jeunesse est un secteur de l'édition florissant (près d'un livre vendu sur cinq est un livre jeunesse), or les auteurs en vivent de plus en plus mal.
Savez-vous que la part moyenne des droits d'auteur en littérature jeunesse est de 6%, à partager entre auteur et illustrateur pour les albums, lorsqu'elle est de 10% en littérature adulte et en BD ?

Pourquoi cette différence ? Elle n'a pas cours dans d'autres pays européens.

Ces différents marque-pages seront présents sur le stand de la Charte pendant le S.L.P.J et n'hésitez pas à venir avec en parler les « chartistes » présents sur le salon…



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