Après 17 tomes, Philippe Geluck file encore le gourdin à son Chat

Clément Solym - 03.10.2012

Bande Dessinée - Philippe Geluck - Le Chat - sentences


C'est le 17e tome des non-aventures du non-chat de Philippe Geluck, qui doivent sortir fin octobre. Un Chat qui traverse les temps, les époques, et commence à épuiser le quota ordinaire de vies attribuées par la sagesse populaire aux félins. Depuis 1983 que le matou minaude dans les pages des albums, difficile de ne pas lui trouver un petit côté familial, au point que certains lui auraient mis une litière dans la cuisine, en attendant que le matou revienne... 

 

Cette fois encore, c'est un melting-pot d'interventions félines, mêlées d'images assez insolites, toujours avec des phylactères complètement à côté de la plaque, dans un humour pince-sans-rire, mais surtout pris à contre-pied. La tendance Geluck est toujours la même, le chat est éternel, et finalement, seul compte le renouvellement des gags.

 

Et de ce point de vue, c'est parfois compliqué. La planche page 11 semble être une extrapolation du strip de la page 10. Mais Geluck exploite aussi des toiles de maître, comme le serment des Horaces, associé à une représentation de la Cène. Toujours un brin farfelu, toujours très décalé... mais pas nécessairement de bon goût. 

 

Reste que l'ensemble a tout de la compilation, un peu foutraque et de guingois, sans fil conducteur autre que la nécessité de rassembler des dessins. Des facilités éditoriales, certes, mais aussi de belles réussites, qui s'inscriraient dans la veine d'un Devos, notamment sur l'excellente page 39. Véritable trouvaille, et déclinaison intelligente, c'est de type de chose que l'on apprécie de retrouver avec le Chat. 

 

Et soulignons l'exercice de franchise de la page 43, dont nous espérons que notre chronique saura être un écho objectif, autant qu'amical. 

 

Et qui manque un peu dans l'ensemble de la BD.

 

Cependant, la BD peut toujours s'offrir assez facilement, pour qui ne connaîtrait pas, ou mal le Chat. Ce nouveau tome n'est pas fantastique, ni indispensable. Mais un peu salutaire, avec ce grain de folie douce.

 

 

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