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Arizona : le réparateur d'aspirateurs était un tueur mexicain

Florent D. - 31.05.2018

Bande Dessinée - faut flinguer Ramirez - Arizona aspirateurs tueurs - Mexique tueur


Quelque part vers la fin des années 80, au cœur de l’Arizona, il était un réparateur d’aspirateur, parmi les plus talentueux que la Terre ait jamais portés. LE réparateur. Mais il se pourrait que ce ne soit là qu’une couverture...



 

 

Il faut flinguer Ramirez, de Nicolas Petrimaux, c’est avant tout une ambiance, de couleurs chaudes, comme une série télé américaine bien vintage. Repensez à des choses comme Magnum, la Loi de Los Angeles ou Les rues de San Francisco, et on s’approche, un peu. 

 

Des costumes bien datés, des chemisettes aux courtes manches – fait chaud en Arizona ! – des nanas pulpeuses et particulièrement dangereuses... tout cela laisse augurer un western urbain des plus savoureux.

 

Revenons donc à Falcon City, où Jacques Ramirez répare des aspirateurs pour le compte de Robotop : l’électroménager vit ses plus belles heures, et l’intéressé est des plus habiles. Les yeux bandés, il est capable de réparer une machine, en moins de temps qu’il n’en faut pour allumer une cigarette.

 

Problème : ce Ramirez ressemble étrangement à un autre Ramirez – « T’es au courant que les Ramirez, ils sont quelques-uns dans le coin ? », interroge le chef du cartel local. Or, cet autre Ramirez a trahi le clan : ce sont là des choses qui arrivent, mais que l’on n’apprécie guère dans ce milieu. 

 

Va démarrer pour ce pauvre Ramirez, confondu avec le pire assassin que le Mexique ait vu, une descente en enfer. 
 

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Allez, on cite Tarantino, dans ses meilleures heures, et la messe est dite : Il faut flinguer Ramirez, ce n’est pas une mission sauvetage pour des soldats américains débarqués sur les côtes françaises. C’est le modèle règlement de comptes à Falcon City, avec vendetta personnalisée explosive et autres petits meurtres. 

 

Splendide : d’abord pour le rythme haletant, qui ne laisse aucun temps mort. Ensuite, pour la précision des personnages, loin des stéréotypes et pourtant jouant avec brio sur des sentiments de déjà-vu et des touches allusives. Brillant, parce que c’est fort, détonnant, intelligent et rondement mené. 

 

Ramirez, l’ouvrier qu’il vous faut cet été.

 


 


Nicolas Petrimaux – Il faut flinguer Ramirez, T.1 – Glénat – 9782344011881– 19,95 €




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