Irrécupérable, de Mark Waid & Peter Krause, 1. Sans retour

Clément Solym - 13.06.2010

Bande Dessinée - heros - criminel - changer


Ce n’est pas sans une certaine ironie que je reprends cette chronique pour la huitième fois, alors que le traitement de texte m’indique qu’il est incapable de récupérer de l’erreur critique qu’a rencontrée l’ordinateur, et que, de ce fait, je reprendrai dans une seconde les mêmes mots que ceux écrits depuis une heure.

Les trajets en train, ça a cela de beau qu’on n’a rien de mieux à faire. Bref, ce n’est donc pas sans un certain agacement que je vais vous parler de cet imbécile de super héros qui décide de virer sa cuti et de passer du côté obscur de la force des super héros… en basculant dans l’aspect plutôt super criminel.

Car Le Plutonien, c’était un dieu sur cette terre : des pouvoirs cosmiques - entre autres - phénoménaux, mais qu’il décide soudainement de tourner contre les Terriens qu’il avait pris l’habitude de protéger. Mais plus vraiment. Même sa brigade de joyeux autres apprentis super héros se retrouve sous le feu de ses armes. Traqués, tués, ils n’ont plus d’autre choix que la fuite. Ou l’attente. Qu’il les retrouve pour les détruire. Il semble même y prendre un malin plaisir…

Le Plutonien, anciennement Tony pour ses amis, souffre de maux qui dépassent l’entendement. Quand on représente une force si colossale que lui, les choses qui nous touchent, nous déstabilisent, prennent une ampleur démesurée. Bilan des courses, la réaction est proportionnelle à la sensation. Le monde entier peut mourir demain, peu importe et même au contraire : on va l’aider, faisant en sorte que ça se passe maintenant…


Voilà toute l’histoire : Tony tue, dévaste, détruit, mutile… et si en plus cela peut se passer dans la douleur, il y prend son pied. Une excellente réflexion qui dépasse le simplement tiraillement des super héros pris entre deux feux - sens moral, sens égoïste - pour ne plus privilégier que la thèse extrémiste. Je tue, je ravage. Donc je suis.

Voilà ce qu’il est bon de trouver dans un comics, tout à la fois sur le plan de la réflexion que des éléments originaux que Mark Waid apporte. Pas vraiment porté sur la psychologie - sauf en de rares et brèves occasions - Irrecupérable est à la hauteur de huit fichiers que j’ai perdus depuis le début de ce voyage en train. Impossible de remettre la main dessus, mais qu’est-ce qu’ils étaient bons.

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