Je vis avec un ours. Un vrai. Il adore la confiture.

Florent D. - 18.09.2018

Bande Dessinée - ours maison héberger - adolescent vie ours - normalité les gens


« Mais qu’est-ce que j’ai fait au Bon Dieu pour que tu finisses comme ça ? J’ai dû me tromper quelque part... Incapable de garder un travail, tu as trente-trois ans et tu vis comme un adolescent ! Et maintenant, ça ! UN OURS ! » Le discours ne vous est (presque) pas étranger ? Alors lancez-vous...

 


 

 

On a beaucoup glosé, à raison, sur le sort des trentenaires, et écrit, forcément, tout autant. Rarement, mais le chroniqueur lessivé se laisse tout droit de faire erreur, il avait été question d’associer un ours à un trentenaire, pour lui faire remuer les errances de son quotidien. 

 

L’arrivée d’Ernest, plantigrade de bonne stature, dans la vie de Jules, aura bouleversé sa vie solitaire. Difficile de dissimuler la présence d’une boule de poils, même compréhensive, de 2 mètres et quelques, pesant près de 400 kg. 

 

Oh, il apprécie le vin rouge, la confiture, et fume dans les parcs. Plutôt un ours d’intérieur, propre et bien élevé d’ailleurs : il craint les abeilles (ou les guêpes, mais de toute manière, elles piquent toutes deux). 

 

En pleine période électorale, Jules va faire la rencontre d’Alice, dans un commissariat. Elle est militante, protestatrice, opposée au maire sortant. Jules, il serait plutôt désintéressé, pas grand-chose pour occuper sa vie. D’ailleurs, il vient de se faire virer de son boulot pour harcèlement sexuel : un malentendu. Il avait amené Ernest avec lui, et alors que sa supérieure lui faisait des avances poussées, elle a vu Ernest.

 

Or, l’ours n’est pas batifoleur pour un sou...

 

Debhume, c’est un sonnet d’automne, qui contemple mélancoliquement les feuilles tombées. On les observe avec nostalgie, mais, de peur de déranger l’ordre du monde, on n’y touche pas. Ce binôme improbable, que viendra rapidement compléter Alice, c’est la joie paisible et un bonheur qui ne demande rien à personne. 

 

Trouver l’équilibre, c’est périlleux : on s’y habitue, s’y accoutume ; et l’on finit par ne plus même se rendre compte qu’on est heureux. La force de l’inertie, celle qui revient comme un boomerang neurasthénique, mais qui frappe fort tout de même.

 

Pourquoi adopter un ours, quand on a 33 ans ? Ne serait-ce pas l’ours qui vous adopte, en réalité ? Vieillir, la belle affaire, mais grandir, qui le souhaite vraiment ?
 

 

Debuhme – De la nécessité d'avoir un ours chez soi – Le Lombard – 9782803672370 – 14,99 €




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Pour approfondir

Editeur : Lombard
Genre :
Total pages : 64
Traducteur :
ISBN : 9782803672370

De la nécessité d'avoir un ours chez soi

de Debuhme

Oui, Jules a un ours chez lui, et alors ? Qu'est-ce que ça change à son quotidien finalement ? Sa mère est plus préoccupée par la précarité de sa vie d'écrivain célibataire que par son nouveau colocataire... et pour son psychanalyste, cela confirme son trouble de la personnalité. Mais il y a aussi Alice, la jeune femme activiste qui tente de ramener l'ours dans son milieu naturel ou Amédée, le concierge qui ressort son attirail de chasseur pour compléter son mur de trophées. Jules, lui, tout ce qu'il désire, c'est qu'on les laisse vivre en paix...

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