La Belle éplorée : aventures dans les territoires de Leone Frollo

Clément Solym - 26.09.2012

Bande Dessinée - aventures érotiques - récits - histoire


Avertissement : cette chronique n'est pas pour tout public. Après, vous êtes grands et vous faites ce que vous voulez... Si dès la première page on est mis dans l'ambiance, que la couverture n'avait de toute manière pas démenti, la Belle éplorée et autres histoires, c'est avant tout un recueil de petites choses brèves allant de l'érotique soft pour rapidement plonger dans la pornographie traditionnelle. 

 

Le dessinateur et scénariste Leone Frollo, né à Venise en 1931 n'est probablement plus à présenter. Ses différentes histoires érotiques se retrouvent assez facilement sur le net, un genre qu'il a commencé à travailler dès les années 80. Plusieurs ouvrages ont été traduits - bien que, on s'en doute, le texte ne soit pas l'essentiel de son activité. 

 

Ici, ce sont douze récits de quelques planches à peine, couvrant différents thèmes de l'érotique. De la solitude d'une île déserte, avec une créature effrayante, en passant par quelques séquences très Belle époque (ne pas confondre...), un peu de sado-maso, du fétichisme, des aventures aux scénarii les plus éculés...

 

Le dessin de Frollo ne change pas vraiment : toutes les femmes, qu'elles soient brunes, blondes ou qu'importe, ont peu ou prou la même plastique. Voire, quand on plonge dans le domaine SF, peuvent virer dans le pur délire mamaire. Soit. 

 

Il y a quelque chose de doucement kitsch dans tout cela, mais aucun doute sur la marchandise. Pas vraiment de sensualité au fil des histoires ; au moins n'y trouve-t-on aucune vulgarité qui ne soit justifiée par le contexte. 

 

Bon, c'est à découvrir pour qui ne connaissait pas le créateur, et l'on peut sérieusement le laisser dans sa bibliothèque sans avoir à rougir. Il y a même une harmonie dans l'ensemble, où les modèles prennent des poses parfois épiques et grandiloquentes. Entre le désuet du noir et blanc et la touche assez vieillotte de l'ensemble, on garde un pied dans l'art.

 

Ou à défaut, l'artisanat...

 

 

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