Le règne, La saison des démons, de Boiscommun et Runberg

Florent D. - 09.02.2017

Bande Dessinée - Le règne la saison des démons - Boiscommun Runberg Le Règne - sanctuaire démons humains


Sur une Terre d’où l’Humanité a disparu, les animaux tentent de survivre. Un monde post-apocalyptique, où les castes et les clans se mesurent avec prudence – où les faibles doivent se soumettre aux forts. Mais tout un chacun se soumet à un pèlerinage, vers le Shrine. Pour échapper à une fin certaine.

 

 

 

Nous sommes quelque part dans ce qui fut certainement la ville de Paris – un vestige de Tour Eiffel, façon La planète des singes et son reste de Statue de la Liberté, le prouve. Les différents clans se mettent en route : direction le sanctuaire que gardent les moines-guerriers. Et ce voyage n’a qu’un seul but : « Échapper à la colère des humains. Et survivre à la saison des démons. »

 

Le trajet est des plus dangereux et les différentes races particulièrement tendues en cette période.

 

Au milieu de cette cohue, trois mercenaires viennent de sauver le clan des Arbatach, et se retrouvent engagés pour assurer leur sécurité jusqu’à la fin du périple. Les rivalités ne manquent pas, et les pillards sont nombreux, venus rançonner les hordes qui approchent. Problème : pour entrer dans le Shrine, il faut s’acquitter d’offrandes. Et c’est justement ces marchandises que convoitent les pillards, assassins sans aucune retenue.

 

Un contre-temps qui retard l’entrée dans le Shrine, alors que les démons des Dieux Humains peuvent surgir à chaque instant. Sur une planète manifestement ravagée, la météo est des plus capricieuses et les crues soudaines frappent de plus en plus fort, au fil des années.

 

 

 

L’uchronie a la vente en poupe, et celle de Boiscommun et Runberg ne manque pas d’intérêt : si les animaux permettent de mieux parler des hommes, les créatures de leur album sont particulièrement éloquentes. Sur fond de conséquences funestes d’un réchauffement climatique – peut-être pas d’ailleurs – bienvenue dans un monde particulièrement hostile.

 

Le règne mêle intelligemment action et mystères, laissant au lecteur le soin de combler les vides : ce que sont ces Dieux Humains disparus, et pourtant si présents ; le Shrine, sanctuaire objet de toutes les convoitises... Bref, tout cela est savoureux, avec la note épique qui donne au premier tome de ce diptyque une jolie dimension fantastique.

 

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