Pour les fêtes, Midam régale : barbare sauce grébiche et fondant de Paddle

Clément Solym - 18.12.2012

Bande Dessinée - Midam - Kid Paddle - Game Over


Ils sont deux, venus du même esprit malade, nous avons déjà eu l'occasion de le dire plusieurs fois. Ainsi, dans l'esprit de Midam, et c'est tout aussi vrai pour les autres fondateurs de Mad Fabrik, la maison d'édition, cohabitent un gentil petit garçon à casquette verte, un tigre, vert aussi et un petit barbare casqué. 

 

Et de temps à autre, tout ce beau monde s'invite sur les planches d'une BD, pour des sourires et le plaisir de retrouver, encore, toujours, et avec un peu plus de gore-gonzola, si possible, nos héros.

 

Honneur au monde palpable, celui de Kid Paddle, qui sort là son 13e tome, et pas question de superstition. Inscrit dans une logique désormais classique, on retrouve les gags usuels, déclinés avec une imagination qui n'en finit pas. Toute la bande est là, à l'occasion de Slime Project, Carole, la soeur, Horace et Big Bang, les amis et le papa, toujours aussi désemparé face à un improbable fils. 

 

Sans oublier la salle d'arcades...

 

Et de temps à autre, s'insère le petit barbare, lorsque Kid se précipite sur un... paddle, et se décide alors à entrer dans le monde vidéoludique. 

 

Qui lui profite également d'un nouvel opus avec Bomba Fatale. À la grande différence de Paddle, pour qui les dialogues sont parfois minimalistes, mais bien efficaces, ici, tout repose sur du gag visuel. Pas un mot, pas un cri (encore que), le silence à l'état brut, voire brutal. Et avec le temps, on s'approcherait même de l'exercice des Idées noires de Franquin. 

 

Toutes proportions gardées, bien entendu. Mais c'est la petite note finale, les déclinaisons de ‘Game Over', qui conclut chaque planche, qui évoque un peu les signatures de Franquin. Encore une fois, toutes proportions gardées.

 

 

 

 

 

Le sadisme a rendez-vous avec la fuite, et devant cette porte de sortie du niveau, qui ne cesse d'échapper, le petit barbare reprend du gourdin, pour sauver sa gourdasse, de princesse. Et affronter mille dangers, dont il ne ressort jamais vainqueur. Il serait d'ailleurs bon, cher Midam, qu'à un moment ou un autre, le petit barbare fasse la grève des explosions, des lames, des noyades, pulvérisation, dévorages, écrabouillages, et autres ratages. 

 

Juste une fois.  

 

Bref, tout cela pour dire que les deux tomes de la fin de l'année sont sortis, que c'est bon comme un pot-au-feu qui en est à sa cinquième cuisson. Après, il faut malgré tout aimer le pot-au-feu, et surtout, d'en manger tous les soirs. 

 

Quand même, on aurait tort de s'en priver.