Roman graphique badass : Zits – L'accord qui tue

Sarah Favaron - 10.11.2015

Bande Dessinée - adolescence - concert - humour


Jeremy et sa bande de copains mènent une vie ordinaire de lycéens ordinaires, ponctuée par des cours interminables, des parents relou, des petites amies incompréhensibles et leur groupe de rock. Mais un jour, Tim, le bassiste, leur annonce que sa mère a un cancer, et qu'il ne pourra pas assister aux concerts des Gingivitis, car ce soir-là, il doit faire un don de moelle osseuse.

 

La solidarité devient alors le maître mot : que faire pour aider Tim ? Se raser la tête en soutien à sa mère ? Parler, parler, parler encore (c'est bien une idée de filles !) ? Ou alors… Aller à ce fameux concert, pour lui ?

 

Adapté d'un comic strip publié depuis 2010 dans divers magazines américains, Zits – L'accord qui tue propose de suivre la petite bande d'adolescents dans une aventure plus longue, qui traite du passage à « l'âge des responsabilités ». Le style oralisé et le point de vue interne à Jeremy donnent lieu à des situations franchement drôles. Les personnages sont un peu caricaturaux, mais finalement pas si éloignés que ça des adolescents d'aujourd'hui.

 

Les thématiques sont pertinentes, traitées avec beaucoup d'humour, et même si ces garçons ne sont pas forcément les ados que l'on a envie d'être ou d'avoir, leurs aventures entraînantes et leur amitié indestructible en font des personnages très attachants. Jerry Scott et Jim Borgman signent un roman graphique moderne et décalé, pour un agréable moment de lecture.

 

Extrait :

Il s'écrit « Hey mec ! » Une quinzaine de types se retournent aussi sec, pensant que c'est à eux qu'il s'adresse. Tuyau gratos : beugler « Hey mec ! » dans un concert de rock est à peu près aussi ciblé que de crier « M'man ! » dans un cours de gym aquatique.