Albatros, de Vincent : le murmure des âmes (Dernier tome)

Clément Solym - 03.05.2008

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On aurait aimé vous reparler des deux autres opus d’Albatros avant que d’attaquer ce dernier volet du triptyque, mais voilà, personne n’est payé à la ligne parmi nous. C’est une blague, hein. Non, simplement arriver à la fin d’Albatros, et en entendre parler c’est rater toute la poésie abrupte qui se dégage de l’aventure, toute cette robustesse mal dégrossie, cet aspect pur joyau pas encore taillé…

Ombeline fut danseuse de cabaret à l’Oiseau moqueur : alors qu’elle s’en est enfuie, le Capitaine Emerance a besoin de morphine pour soulager la douleur. Ombeline retourne donc sur les lieux pour en voler. Mais un meurtre va conduire Louis le cuistot en prison, et retarder encore la quête de liberté dans laquelle Ombeline s’est engouffrée depuis le premier tome…

Les goélands frappent, toujours plus insensés, attaquant les hommes par rafales, ou sur commande. Emerance n’en a plus pour longtemps, Ombeline restera seule, mais avant elle délivrera Louis. Lui seul peut lui faire franchir le pas de l’indépendance. L’aider à devenir la somme de ses souvenirs et de son présent.


Et comme prévu, ce dernier tome est éclatant. Splendide, oculairement spectaculaire, émotionnellement touchant. La couleur et le dessin sont ici superbes, voilà un travail de très grande qualité, jouant sur des nuances, des ombres, des reflets, tout un tas de petites incertitudes qui manifestent une grande maîtrise et une perfection sereine. Oui, on trouve bien quelques petites choses si l’on veut traquer la bête. Mais faut chercher, vraiment : dans l’ensemble, c’est tout bonnement magnifique et enchanteur.

Vincent, c’est un boulot épatant. Et toutes nos félicitations pour Carla.