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Angoulême : Bruno Racine, président de l'association pour le développement de la BD

Antoine Oury - 22.02.2017

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Après l'édition catastrophique de l'année 2016, le ministère de la Culture avait pris les devants, interpelé par les éditeurs de BD : il fallait recadrer le Festival international de la bande dessinée d'Angoulême pour éviter que les professionnels ne l'abandonnent. Cela passera notamment par une association de médiation, dirigée par Bruno Racine, ancien président de la Bibliothèque nationale de France.

 

Bruno Racine (BnF)

Bruno Racine (ActuaLitté, CC BY SA 2.0)

 

 

Bruno Racine fut président de la Bibliothèque nationale de France entre 2007 et 2016, et auparavant du Centre Pompidou, entre 2002 et 2007. Il « a toujours travaillé au service de l’intérêt général » souligne la ministre de la Culture, Audrey Azoulay, dans un communiqué. C'est au cours d'une assemblée générale constitutive de l'association pour le développement de la bande dessinée à Angoulême que le président a été désigné.

 

Outre les membres de droit que sont les collectivités publiques et les organisations professionnelles, l’association compte également des représentants d’institutions jouant un rôle actif dans le secteur de la bande dessinée, en qualité de membres associés :

 

  • La Cité internationale de la bande dessinée et de l'image;
  • L'École européenne supérieure de l'image;
  • Le syndicat mixte du pôle image Magelis;
  • La Chambre de commerce et d'industrie d'Angoulême;
  • Le Centre national du Livre.

 

En matière de médiation, Bruno Racine aura fort à faire : les membres de l'association annoncent souhaiter « une concertation avec l’ensemble des acteurs concernés en vue de définir une vision stratégique et partagée dans l’intérêt du festival ».

 

Mais, lors de la dernière édition du Festival d'Angoulême, le 25 janvier dernier, l'association du FIBD a clairement indiqué qu'elle ne participerait pas aux discussions : « L’association du FIBD n’intégrera pas l’association préconisée par la médiation » a tout simplement déclaré Delphine Groux, la présidente l'association du FIBD.

 

Pour défendre cette position, l'association du FIBD mettait en avant le bilan de la société qui organise le Festival d'Angoulême, 9e Art +, très critiquée par la ville d'Angoulême et certains professionnels.

 

Une convention d’objectifs et de moyens devrait être déployée pour l’édition de 2018. Elle devrait définir « les objectifs que les collectivités publiques et les organisations professionnelles assignent à la manifestation ainsi que les moyens financiers alloués en conséquence ».

 

À voir quel sera le poids de cette convention sur l'association et l'organisateur du FIBD...