Angoulême : il faut "que l'Etat intervienne", Mme Filippetti

Nicolas Gary - 27.01.2014

Manga/BD/comics - Univers BD - Angoulême - FIBD - Aurélie Filippetti


Trop c'est trop ? La coupe déborde, pour le site ActuaBD, qui réagit dans une lettre ouverte adressée à la ministre de la Culture, Aurélie Filippetti. La situation du Festival International de la BD d'Angoulême pose problème, et ce, depuis 2006, explique le site d'information spécialisé. Passant en revue les tensions  et les dissonances, ActuaBD revient sur l'histoire du Festival. 

 

 

Une bulle d'exposants, à Angoulême

 

 

Aujourd'hui, note-t-il, « c'est principalement avec les fonds publics que leur manifestation tient encore debout », soulignant l' « affrontement » actuel, entre la société mandatée pour l'organisation, 9eArt+ et la Cité de la BD. Et d'ajouter :  

La Cité est pour ainsi dire à la disposition du FIBD : il lui est interdit de communiquer librement sur les événements qui se passent dans ses murs ; à la conférence de presse du Festival, le rôle de la Cité est passablement ignoré ; il est interdit à la Cité de recruter des sponsors pendant la période du Festival, et bien d'autres choses... Quel est l'équipement public en France auquel on impose de telles conditions ?

 

Et de revenir sur le boycott de 16 Grands Prix de la Ville, qui ont « décidé de faire sécession de l'élection d'un Grand Prix dévoyé par 9eArt+ et dont l'organisation revient à supprimer l'Académie des Grands Prix d'Angoulême ». Un état de fait qui découle de quelques éléments relevés dans le courrier.

Le problème c'est que l'auteur de BD Lewis Trondheim, élu académicien, a eu ces dernières années l'oreille un peu trop complaisante de Benoit Mouchart, l'ancien directeur artistique du Festival, actuellement directeur éditorial chez Casterman (on peut se demande d'ailleurs comment il vit la sécession des grands auteurs maison comme Bilal, Schuiten et Margerin). Il a contribué à transformer un palmarès devenu depuis illisible. Il est aussi le principal instigateur de cette réforme qui consiste à noyer l'élection de l'Académie dans un scrutin où "tous les auteurs voteraient".

 

ActuaBD interpelle donc Aurélie Filippetti, réclamant « que l'État intervienne ».

 

La lettre ouverte est à lire à cette adresse.