Angoulême veut ouvrir un parc d'attraction dédié à la bande dessinée

Camille Cornu - 12.02.2016

Manga/BD/comics - Univers BD - Angoulême - parc d'attraction bande dessinée


Quand l'agglo du Grand Angoulême veut se développer touristiquement, elle mise évidemment sur la BD. Depuis plus d'un an, les services travaillent sur un projet de parc de 5 hectares dédié à l'univers de la bande dessiné. 

 

Schtroumpf

Alan Levine, CC BY 2.0

 

 

Loin d'eux l'idée de vouloir rivaliser avec les grands parcs type Disneyland ou Futuroscope. Ici, le but est plutôt de créer un parc à une petite échelle, qui s'adressera plus aux enfants qu'aux ados, avec un prix d'entrée abordable. Seule une dizaine d'attractions serait présente à l'ouverture, et 17 à la fin des dix ans pendant lesquels le parc se sera développé. 

 

Pas de sensations fortes au programme, plutôt des wagonnets proposant des parcours scéniques autour d'univers où les visiteurs croiseront les Schtroumpfs, Spirou ou Blake et Mortimer... Au travers de projections vidéos ou 3D. 

 

L'investisseur Jean-Patrick Demonsang, président de Parexi, la société privée censée devenir le gestionnaire du parc, plancherait également sur un projet de parc Spirou près d'Avignon. Des échanges entre les deux parcs seront alors envisageables, afin de renouveler les attractions. 

 

Un projet à 35 millions d'euros

 

Pour être rentable, le parc aura besoin de 190 000 visiteurs par an, mais aura un potentiel d'accueil de 400.000 visiteurs après les dix ans de développement. La création d'emplois sera de l'ordre d'une centaine, mais avec « 600 emplois induits ». Pour l'instant, si GrandAngoulême vise une surface de 5 ha, elle se fera sur une emprise d'une trentaine d'hectares, afin de laisser la place à « d'autres activités », l'hôtellerie en ligne de mire. « Les loisirs, c’est le secteur qui créé aujourd’hui le plus d’emplois », souligne la collectivité. 

 

Selon Jacky Bouchaud, du GrandAngoulême, « [l]e parc ne devrait pas coûter plus de 15 millions d’argent public ». Pour l'instant, aucun centime n'aurait été dépensé, les frais d'étude ayant été pris en charge par Parexi. L'investissement total représentera 35 millions d'euros pour le lancement, et 58 au bout de dix ans. 

 

Jean-François Dauré, président de GrandAngoulême, a préféré ne pas trop s'avancer : « Je suis un ancien banquier : avant d’annoncer, je veux être certain que le projet est finançable, viable et faisable. » Il n'oublie pas qu'il y a vingt ans, le département avait perdu des millions d'euros dans un projet de fusée géante inspiré par Hergé.