Anime, manga : deux grands sites de pirates mis hors d'état de nuire

Florent D. - 17.08.2020

Manga/BD/comics - Univers Manga - manga anime piratage - lutte contrefaçon internet - manga internet pirate


Deux monstres du piratage de manga tombèrent au champ d’honneur. Seuls les usagers les pleureront : les ayants droit sabrent le champagne depuis près de 48 heures. Et gare aux autres : les autorités ont pris goût au sang, même dématérialisé. 
 
Pirate Prisoner
 


Kiss Anime et Kiss Manga, de leurs petits noms, avaient la même vocation : partager des œuvres traduites avec les internautes. Depuis 2012, ils ont fini par occuper une place colossale sur la toile, dans leurs domaines respectifs. Ce 15 août, les usagers ont découvert qu’ils étaient fermés — ce qui impliquerait une politique de lutte active contre la contrefaçon en ligne.

Ls serveurs de Kiss Anime furent les premiers à afficher un message expliquant la suppression du fait de la violation des lois sur le droit d’auteur au Japon. L’essor des offres de services légaux comme Crunchyroll, Netflix ou Funimation et Viz Media motiverait plus encore le combat. 

Concernant Kiss Manga, rappelons que depuis début juin, le Japon a doté les éditeurs d’une législation forte contre le piratage. Deux années de négociation, certes, mais mangas et magazines obtiennent ainsi une protection similaire aux autres secteurs culturels. Si la loi n’entrera en vigueur qu’au 1er janvier 2021, les nouveaux mouvements montrent une approche plus sévère.

Reste que les animateurs des sites l’affirment : « Kiss Manga et KissAnime sont définitivement fermés. » Plus d’informations sont à venir, mais la tendance s’affirme avec force : les outils de partages illégaux vivront de vilaines semaines désormais. 

Pour autant, la chasse à l’homo piratus numericus connaît encore des hoquets : fin mai, quatre éditeurs se trouvaient déboutés de leurs demandes contre quatre sites internet qui diffusaient gratuitement leurs œuvres. L’identité des pirates restera inconnue, et les 93.000 tomes scannés naviguent maintenant dans les limbes du web.

La nature aura-t-elle horreur du vide ? On se souvient qu’un an et demi après la mise hors ligne de Manga Mura, autre super référence en la matière, le piratage avait diminué de moitié. 

De fait, la chute vertigineuse qui s’est opérée entre avril et mai 2018, soit au moment de l’autodissolution de Manga-Mura, ne fait qu’entériner l’hégémonie exercée par le site auprès des internautes, et au grand dam des éditeurs.

Concernant Kiss Manga et KissAnime, leur sort préfigure celui d’autres plateformes de streaming : le temps de ces solutions était véritablement compté, comme l’affirmaient les propriétaires des sites qui ont joué le plus possible avec la légalité.

L’ensemble des fichiers détenus a fait l’objet d’une destruction méthodique et les sites n’envisagent pas de grand retour sur le devant de la scène. Au grand dam de millions d’utilisateurs. Surtout que leur public, originellement très centré sur l’archipel nippon, a fini par devenir international. Combien de temps avant que d’autres ne subissent le même sort ? 


via Reddit

illustration : puuikibeach, CC BY 2.0


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