Astérix devant les tribunaux : la fille Uderzo se sent flouée

Clément Solym - 30.01.2009

Manga/BD/comics - Univers BD - Astrix - justice - Uderzo


Hachette qui a racheté 60 % des parts des éditions Albert-René a provoqué par la suite la gronde de Sylvie Uderzo, qui a déclaré qu'elle entrait « en résistance » pour venir en aide à « son frère de papier ». Un comportement que son propre père, qui passait alors pour le sénile de service qui se faisait manipuler par le méchant Hachette trouvait plutôt insupportable.

Maintenant que Sylvie conteste, on en apprend un peu plus sur les négociations qui ont eu cours : cette dernière s'était fait exclure des discussions, et voilà qu'elle s'interroge sur les décisions prises en amont, et qu'elle pourrait ignorer... Et pour trancher, la justice sera le meilleur moyen.

Son avocat, Me Fedida a déjà réclamé « la communication de tous les documents qui sont liés à la vente et qui sont refusés à sa cliente ». De cette manière, on pourra découvrir quels sont les éléments qui pourraient manquer dans la compréhension globale du dossier. En face, Hachette qui n'avait reçu aucune assignation en date du 28 février reste muet comme une tombe.

« L'accusation dirigée contre moi n'est pas seulement inspirée par l'appétit de pouvoir, elle vise à abuser les lecteurs d'Astérix en confondant de manière perfide ma qualité d'auteur et celle d'actionnaire d'une maison d'édition », concluait M. Uderzo, dans sa riposte aux attaques de sa fille.

L'examen des documents permettra de savoir si durant les tractations autour du héros préféré des adolescents, Sylvie Uderzo a été lésée ou non.