Atalante, la légende, Tome 4, L'envol des Boréades

Clément Solym - 11.07.2009

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Sur la mythologie et ces choses, faut pas venir me chercher. Du tout. Non seulement j’aurais été le pote d’Achille en ces temps reculés, mais j’aurais chevauché Pégase, juste pour flamber auprès d’Aphrodite, et je me serai tapé du paintball avec Hercule dans le dédale du Minotaure. Alors honnêtement, touche pas à mon Mythe !

Bon, après si tu colles une Amazone un peu farouche et bien roulée, comme Crisse sait nous les pondre, c’est un autre délire… Je veux bien faire des concessions. Surtout quand la cause est noble ! Alors que les Argonautes, avec Jason et Hercule à leur tête, débarquent sur les terres d’un roi de pacotille, ils apprennent que des Harpyes pillent (à faire répéter plusieurs fois : c’est pas dur, mais ça donne l’air niais) les réserves des habitants. Les Boréades, deux frères ailés, se lancent à l’assaut, mais tombent dans un piège bête à manger du foin. Ah ! La jeunesse…

Capturés, les deux zouaves ! Et pour les récupérer, va falloir se lever matin. Et surtout se faire pousser des ailes, parce que les terres des Harpyes, c’est un royaume des cieux. C’est ainsi qu’Atalante se met en quête de chevaux ailés, allant réclamer de l’aide à qui voudra lui en fournir pour sauver les deux jeunes écervelés. Avec Hercule auprès d’elle pour assurer l’interface diplomatique, ça promet des heures de plaisir.
 

Et du plaisir, autant que des clins d’œil, on en trouvera pas mal dans ce 4e opus, bien ficelé et suffisamment léger pour ne pas vous embrumer l’esprit avec les vapeurs du Styx. Entre les griffons, les Medusa, le Chimère – manquerait limite que la Sphinge (eh oui, c’était une femme…) pour le chenil – et autres taureaux ailés, on nage dans un capharnaüm de bestioles antiques, à mi-chemin entre la galerie des horreurs et la visite touristique.

Mais on ne s’ennuie pas, et c’est l’essentiel. Le scénario coule bien, le dessin de Crisse n’a plus à être présenté : un brin aguicheur, mais si légèrement !, des formes rondes et des êtres bien faits… on ne reprochera que quelques pains discrets, çà ou là sur les proportions. Rien de méchant, et de toute manière, on n’est pas là pour évaluer le réalisme cinglant de l’œuvre. Le rythme est bon, l’humour est là, on apprécie avec un sourire satisfait. Du beau, du bon, Dubonnet, emballez c’est pesé.

Atalante La légende Tome 4 : L’Envol des Boréades publié chez Soleil, par Crisse, 12,90 €